Organisation des Locales : DIOMAYE DANS LE BROUILLARD

Xalima
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Face aux retards accumulés dans le calendrier électoral et au risque pressant d’un «report de fait» des élections territoriales prévues d’ici le 17 janvier 2027, le Front pour la défense de la démocratie et de la République (Fdr) monte au créneau. Dénonçant une «inertie probablement délibérée» du gouvernement, la coalition d’opposition rejette toute prolongation illégale des mandats locaux et exige l’ouverture sans délai de concertations avec l’ensemble des acteurs politiques pour sauver le processus.

L’inquiétude grandit au sein de la classe politique sénégalaise quant au respect des échéances électorales légales. Dans une déclaration rendue publi­que ce mercredi 5 août 2026 à Dakar, la Conférence des leaders du Front pour la défense de la démocratie et de la République (Fdr) alerte à nouveau sur les menaces qui pèsent sur l’organisation des élections départementales et municipales dans les délais constitutionnels.
Pourtant, des assurances formelles avaient été données par les autorités. Saisi par le front le 6 mars 2026, le ministre de l’Intérieur alors en fonction affirmait que le scrutin se tiendrait conformément aux dispositions des articles L.236 et L.269 de la loi électorale, garantissant que le président de la République était dans les temps pour signer le décret de convocation du corps électoral.
Cinq mois plus tard, le constat dressé par le Fdr est amer : le calendrier légal apparaît aujourd’hui largement compromis en raison d’un cumul d’échéances non respectées ou imminentes : la révision ordinaire qui aurait dû débuter le 1er février 2026 n’a pas eu lieu, et aucune révision exceptionnelle n’a encore été actée, l’arrêté fixant la caution doit être pris au plus tard le 20 août 2026, après concertation préalable avec les partis. Le Fdr rappelle que la date limite est fixée au 19 octobre 2026 et les dossiers pour les départements et communes doivent être déposés entre le 24 et le 29 octobre 2026.

Le spectre d’un report de fait et d’une prolongation des mandats
Selon l’analyse du Fdr, l’accumulation de ces retards rend quasi-impossible la tenue des élections avant la date limite légale du 17 janvier 2027. La coalition pointe du doigt une volonté politique partisane d’imposer un report de fait, au risque d’engendrer une prolongation illégale des mandats des exécutifs territoriaux actuels. «La démocratie repose aussi sur le respect des règles électorales, l’organisation des scrutins dans les délais et la prise en compte de la volonté populaire. La situation actuelle entretient l’incertitude et la confusion», rappelle le Fdr, soulignant que le respect du calendrier républicain constitue une exigence constitutionnelle supérieure.

Appel solennel à la mobilisation des forces vives
Pour sortir de cette impasse, le front pour la défense de la démocratie et de la République en appelle à la responsabilité collective. Il invite les organisations de la Société civile, les partis politiques, les forces vives de la Nation et les citoyens à se mobiliser pour exiger de l’Exécutif l’ouverture immédiate d’une concertation inclusive.
L’objectif de cette concertation est de rétablir un consensus clair, de veiller au strict respect du Code électoral et d’éviter toute crise institutionnelle. Pour le Fdr, il y va ni plus ni moins que de la crédibilité du système démocratique sénégalais, de la légitimité des élus locaux et de la préservation de l’Etat de Droit.

lequotidien.sn

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