Candidature de Macky Sall à l’ONU : Quels soutiens africains et internationaux ?

Lesenegalaislibre
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XALIMANEWS: L’ancien président du Sénégal, Macky Sall, a officiellement vu sa candidature déposée auprès de l’ONU pour succéder à António Guterres comme Secrétaire général. Cette candidature suscite de nombreuses discussions diplomatiques et médiatiques, mêlant soutiens africains, appuis symboliques et enjeux internationaux. Le soutien le plus officiel et déterminant provient de la République du Burundi, qui a transmis la candidature de Sall à l’ONU. Sans ce parrainage, une candidature ne peut pas être validée, ce qui fait de cette étape un élément central pour l’ancien président sénégalais. Le parrainage par un État membre est la condition sine qua non pour être pris en compte par l’ONU.

Sur le plan international, notamment occidental, le soutien institutionnel reste limité mais il existe des signaux encourageants. L’ancien diplomate américain Herman J. Cohen, ancien Sous-secrétaire d’État pour les affaires africaines, a publiquement exprimé son soutien à Macky Sall, le qualifiant de “solide et expérimenté” et soulignant l’importance qu’un Africain accède à la tête de l’ONU. Il est important de préciser que ce soutien est personnel et diplomatique, et ne constitue pas un appui officiel du gouvernement américain. À ce jour, aucune grande puissance occidentale ou institution européenne n’a encore annoncé son soutien officiel, bien que des discussions en coulisses avec certains pays européens soient signalées.

Au niveau africain, plusieurs personnalités influentes et diplomates ont exprimé leur soutien à Sall. L’ancien président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a mis en avant l’expérience et la capacité de Sall à représenter l’Afrique sur la scène mondiale. Des personnalités publiques sénégalaises et africaines, dont l’ancien footballeur El Hadji Diouf, ont relayé la candidature, renforçant sa visibilité médiatique et populaire. Un comité international de soutien regroupe également plusieurs acteurs politiques, diplomatiques et civiques africains, même si tous les États africains ne sont pas alignés sur cette initiative.

Malgré ces soutiens, des limites restent importantes. Les soutiens institutionnels sont concentrés sur le parrainage du Burundi, tandis que les soutiens personnels et symboliques, bien qu’utiles pour la visibilité, n’ont pas de poids décisionnel direct. L’absence de soutien officiel des grandes puissances occidentales constitue un défi stratégique majeur, puisque le choix final dépend largement du Conseil de sécurité de l’ONU et du droit de veto de ses membres permanents.

En résumé, la candidature de Macky Sall repose sur un mélange de soutiens institutionnels, diplomatiques et médiatiques. Le Burundi apporte le parrainage officiel nécessaire à sa validation, Herman J. Cohen offre un soutien personnel influent, et plusieurs personnalités africaines et sénégalaises participent à renforcer sa visibilité. Pour que sa candidature devienne véritablement compétitive, Sall devra encore consolider des alliances avec les grandes puissances et obtenir un soutien plus large au sein de l’Afrique. La course à la tête de l’ONU illustre combien les décisions finales dépendent autant des alliances diplomatiques que de l’image publique.

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