XALIMANEWS: L’Assemblée nationale du Sénégal a enclenché une procédure d’urgence pour examiner une proposition de loi visant à modifier les articles L29 et L30 du Code électoral. Selon L’As, le texte est inscrit en priorité à l’agenda parlementaire et sera d’abord étudié en commission technique avant son passage en séance plénière prévu le 28 avril.
Portée par le groupe parlementaire PASTEF-Les Patriotes, cette réforme ambitionne de revoir les règles relatives aux cas d’inéligibilité. Elle vise notamment à clarifier les conditions d’inscription sur les listes électorales et à harmoniser les restrictions liées à certaines condamnations, désormais limitées à cinq ans après l’exécution de la peine.
Le texte est défendu par plusieurs députés de la majorité, dont Mohamed Ayib Selim Daffé, et s’attaque en particulier à l’article L29, jugé trop contraignant. Celui-ci exclut en effet des listes électorales des personnes condamnées à des peines d’emprisonnement, y compris dans certains cas liés aux libertés publiques.
Mais cette accélération du calendrier législatif suscite des interrogations. D’après L’Observateur, cette démarche intervient alors que le ministre de l’Intérieur, Bamba Cissé, doit rencontrer les partis politiques le 30 avril, ce qui pourrait impacter le dialogue politique en cours.
De son côté, WalfQuotidien estime que la majorité « appuie sur l’accélérateur » pour faire adopter la réforme dans les délais, en tenant compte des recommandations de la CEDEAO, qui encadrent les modifications des lois électorales à l’approche des élections.
Enfin, Le Quotidien s’interroge sur les implications politiques de cette réforme, notamment pour le Premier ministre Ousmane Sonko. Le journal évoque une possible avancée vers la levée des obstacles juridiques pesant sur son éligibilité, dans un contexte marqué par des ajustements du cadre législatif






























