Tabaski : entre rareté et flambée des prix dans les marchés de Dakar

Lesenegalaislibre
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XALIMANEWS: À seulement 14 jours de la Tabaski, les moutons se font encore rares dans plusieurs points de vente de Dakar. Dans un reportage réalisé dans les daral de Keur Massar, Rufisque-Djoutibi, Liberté 6, Ouest Foire et Ouakam, Xalima a constaté une faible présence de bêtes sur les marchés.

Selon plusieurs éleveurs interrogés, les grands convoyeurs de moutons venus de l’intérieur du pays et de la sous-région ne sont pas encore arrivés dans la capitale.

Trouvé au daral de Keur Massar, Thierno Wagué se veut toutefois rassurant.
« Pour le moment, il y a quelques bêtes alors qu’on est à quelques jours de la fête de Tabaski. Mais nous avons la confirmation que bientôt les camions vont arriver. Et il y aura suffisamment de moutons ici », a-t-il confié.

L’arrivée attendue des moutons dits « Thiogual » pourrait soulager de nombreuses familles dans un contexte économique difficile. Actuellement, les moutons disponibles sont surtout des « xaaru yaar », des bêtes élevées localement et vendues à des prix particulièrement élevés.

À Rufisque, Ndiaga Diop expose fièrement deux imposants béliers.
« J’ai bien élevé les moutons. Toute la famille a participé. Ce sont de bons moutons de race. L’un coûte 600.000 FCFA et l’autre 750.000 FCFA », explique-t-il.

Même tendance à Ouakam où Omar Fall attire les regards avec un impressionnant Ladoum.
« C’est un mouton qui coûte cher. C’est un Ladoum pur sang. Je le cède à 900.000 FCFA. Hier, on m’a proposé 800.000 FCFA, mais j’ai refusé », affirme-t-il.

Face aux interrogations sur la cherté de l’animal, le vendeur assume totalement son positionnement.
« Ce mouton est destiné à certaines personnes. Les connaisseurs le connaissent. Chaque jour, on m’appelle de partout pour négocier. Je pense que dans deux jours, le mouton ne sera plus là. Plusieurs patrons préfèrent passer la Tabaski avec cette race », soutient-il.

Pour Modou Ngom, vendeur rencontré sur place, les prix pourraient toutefois baisser avec l’arrivée massive des troupeaux en provenance de la sous-région.

« Dans quelques jours, les Thiogual seront là. Avec les difficultés économiques, les Peulh et les Maures vont diminuer leurs prix pour éviter que les moutons ne restent invendus. Je pense qu’à partir de la semaine prochaine, avec 100.000 FCFA, tu peux avoir un bon mouton pour la Tabaski, comme l’a enseigné l’islam », estime-t-il

PIDvito

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