La décision, du reste très tardive, du nouveau pouvoir de ramener l’importation des voitures d’occasions de 8 à 10 ans, a commencé à soulever des débats houleux entre nos compatriotes du Sénégal et ceux de la diaspora.
Depuis plusieurs années, nous portons ce plaidoyer sur cette affaire d’importation de véhicules d’occasions appelée « venant ».
C’est quoi le problème au fait ?
Pourquoi cette attitude des gouvernants d’adopter une sorte de rigueur dans ce domaine ?
Qui ne veut pas que ces véhicules d’occasions circulent au Sénégal ?
Voilà autant de questions qui méritent des réponses objectives pouvant aider à comprendre les tenants et les aboutissants.
D’abord, le Sénégal, sous l’ère Macky Sall, a fait d’énormes avancées sur les infrastructures routières, non pas uniquement dans la capitale, mais partout entre les régions.
L’axe Dakar–Kédougou, via Kaolack, est en bon état et parfaitement apte à accueillir les automobilistes.
Ensuite, l’obtention d’un véhicule personnel fait partie de notre culture sociale.
Le Sénégalais aime conduire sa voiture s’il a les moyens d’en avoir une.
Personne n’a le droit de lui dénier ce droit.
Non, une voiture n’est pas un luxe, monsieur Bouba Ndour !
C’est une nécessité, et partout au pays, surtout dans une ville comme Kaolack. J’ai horreur de voir nos belles dames sur des engins à deux roues, sur des motos Diakarta. Elles y perdent des jambes et même des vies à cause des conducteurs caractérisés pour la plupart par leur insouciance et leur indiscipline.
Non, la voiture n’est plus un luxe, c’est une nécessité vitale pour chaque famille qui en a les moyens.
Ce n’est pas sur une moto Diakarta qu’on doit transporter un malade en urgence…
Enfin, pour répondre à ceux qui pensent que lever le critère de l’âge sur les véhicules ferait de notre pays un dépotoir d’ordures de carcasses, je leur réponds poliment mais fermement qu’ils ont tout faux !!!
Aucun spécialiste de l’automobile ne vous dira que l’état d’un véhicule dépend de son âge. Aucun !
L’âge n’a rien à voir avec l’état d’une voiture.
L’état d’une voiture dépend de l’usage qu’on en fait.
Et croire que les voitures dites âgées sont comme de petits pains à la portée de tout le monde, ce n’est pas la réalité. Les voitures coûtent pratiquement cher ici aux USA.
Je ne suis pas un dealer, pour dire un vendeur de voitures, cela ne m’intéresse pas. Mais je pense très sincèrement que le renouvellement du parc automobile doit passer par faire sauter ce blocage sur l’âge des véhicules d’abord.
Un véhicule qui a roulé plus de 20 ans aux USA n’a rien à envier à un autre de 5 ans au Sénégal.
Au Sénégal, on répare ; ailleurs, on change un organe s’il est défectueux. C’est cela la différence. La voiture reste intacte durant toute sa vie.
En définitive, permettez-moi de clore ce chapitre et d’ouvrir un nouveau, mais toujours dans le même domaine.
Je veux parler des accidents très récurrents et qui ne trouvent leurs causes qu’au niveau de l’administration. Des agents véreux de l’administration en charge des permis de conduire et qui les octroient à quiconque, pourvu qu’il passe à la caisse, c’est inadmissible et c’est criminel.
Certains examinateurs, en complicité avec des moniteurs d’auto-écoles, sont pratiquement tous des corrompus.
L’État doit revoir le coût global d’un simple permis de conduire. Même après avoir passé avec succès son examen de passage, on doit passer à la caisse. C’est dix mille francs pour l’enrôlement et un autre dix mille francs pour la délivrance. C’est trop cher !
Le « jub jubal jubanti » doit intégrer tous les segments de l’administration. La corruption est un fléau dans le domaine du transport routier.
Something needs to be done !
Madere USA






























