Le doyen des juges a ordonné, ce week-end, la mise en liberté provisoire de Badara Gadiaga, figure politique et membre influent de la coalition Pastef, après plusieurs semaines de détention préventive. Cette décision, qui suscite de vives réactions, est assortie du port obligatoire d’un bracelet électronique, une mesure de contrôle judiciaire de plus en plus utilisée dans les dossiers sensibles.
Selon des sources proches du dossier, le parquet s’était fermement opposé à cette demande de liberté, estimant que les risques de fuite ou de récidive n’étaient pas exclus. Malgré ces réserves, le doyen des juges a considéré que les conditions légales étaient réunies pour une remise en liberté sous surveillance.
Badara Gadiaga avait été placé sous mandat de dépôt dans le cadre d’une enquête portant sur des faits présumés d’incitation à la violence et de diffusion de fausses nouvelles. Ses avocats, qui dénonçaient depuis le début une procédure « politique », se sont félicités de la décision du magistrat instructeur, la qualifiant de « première étape vers la vérité et la justice ».
Du côté du parquet, des recours ne sont pas exclus. « Nous prenons acte de la décision, mais nous examinerons les voies légales de contestation », a confié une source judiciaire.
Cette mise en liberté provisoire intervient dans un contexte politique tendu, marqué par une série d’arrestations de militants et de figures de l’opposition. Elle pourrait raviver le débat sur l’indépendance de la justice et la gestion des dossiers à caractère politique.
Badara Gadiaga restera donc sous surveillance électronique en attendant la suite de la procédure. Ses proches espèrent désormais un procès « équitable et transparent ».






























