Le président de la coalition « Diomaye Président », Bassirou Diomaye Diakhar Faye, est rentré d’Angola — où il s’était rendu à Luanda — vingt-quatre heures plus tôt que prévu, selon un article paru ce mercredi dans le journal Les Échos. Sur le tarmac de l’aéroport d’arrivée, aucune autorité politique ne l’attendait : seuls étaient présents les agents du protocole militaire.
Un accueil qui tranche avec les usages — et qui alimente des spéculations. Depuis l’annonce, le 22 novembre, de la nomination de Dr Aminata Touré comme « superviseur général » de la coalition, l’atmosphère est devenue électrique au sein de l’PASTEF. Les partisans de l’ancien chef de l’État rival, Ousmane Sonko, y voient un désaveu — ou du moins une mise à distance.
Pour plusieurs cadres de PASTEF, le retour anticipé de M. Diakhar Faye était un moyen de prendre les devants, de marquer leur détermination à relancer la coalition sous un nouveau leadership. Mais pour d’autres, c’est un signal alarmant : “Pourquoi ce retour précipité ? Pourquoi aucun représentant politique pour l’accueillir ?” lance un cadre, sous couvert d’anonymat.
Sur le plan symbolique, le geste pèse — davantage peut-être que la nomination elle-même. Le silence des principaux responsables du parti à l’aéroport contraste avec les communiqués successifs : le choix de Dr Aminata Touré semblait avoir été présenté comme un acte fort, capable de pacifier et de redynamiser la coalition. Mais ce retour solo expose une fracture latente, un malaise que les mots peinent désormais à masquer.
En coulisses, de nombreux observateurs redoutent que ce malaise ne se transforme en crise ouverte. Au moment où une échéance politique — locale ou nationale — se profile, la cohérence de PASTEF pourrait être mise à rude épreuve.































Inutile de revenir en arrière. Que le Président assume sa rupture avec PASTEF ! 2029 n’est pas loin.