XALIMANEWS: Le Sénégal traverse l’une des séquences politiques les plus sensibles de son histoire récente. En l’espace de quelques jours, plusieurs institutions majeures de la République se sont retrouvées sans dirigeants, plongeant le pays dans une situation institutionnelle exceptionnelle.
Après le limogeage du Premier ministre Ousmane Sonko par le président de la République Bassirou Diomaye Faye, l’ensemble du gouvernement a également été dissous, entraînant le départ des ministres et secrétaires d’État.
Alors que le pays tentait encore de comprendre les contours de cette décision présidentielle, un nouveau choc politique est venu secouer la sphère institutionnelle avec la démission de El Malick Ndiaye de la présidence de l’Assemblée nationale.
Dans une déclaration solennelle adressée aux Sénégalais, El Malick Ndiaye a expliqué avoir pris cette décision après « une profonde réflexion », affirmant agir au nom de « l’intérêt supérieur de la Nation », du « sens de l’État » et du « devoir républicain ».
Cette double vacance au sommet de l’exécutif et du pouvoir législatif place désormais le Sénégal dans une phase politique particulièrement délicate. À ce jour, le pays ne dispose plus officiellement de Premier ministre, les membres du gouvernement ont quitté leurs fonctions et l’Assemblée nationale se retrouve sans président.
Cette situation alimente de nombreuses interrogations sur l’avenir du pouvoir, la recomposition des équilibres politiques ainsi que les relations entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre Ousmane Sonko.
Malgré cette crise politique, les institutions de la République continuent toutefois de fonctionner conformément à la Constitution. Le chef de l’État conserve notamment ses prérogatives lui permettant de nommer un nouveau Premier ministre, former un nouveau gouvernement et accompagner la réorganisation des principales institutions du pays.
Dans l’opinion publique comme dans les milieux politiques, cette séquence historique suscite déjà débats, inquiétudes et spéculations sur les prochains choix qui seront opérés au sommet de l’État.






























