Balla Moussa Fofana Réagit aux Attaques contre Ousmane Sonko

Xalima
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Une nouvelle controverse secoue la sphère politico-administrative sénégalaise. Dans un communiqué rendu public ce 5 avril 2026 à Dakar, le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, Balla Moussa Fofana, a fermement condamné des propos jugés “d’une particulière gravite” attribués à Baye Mayoro Diop, visant le Premier ministre Ousmane Sonko.

Selon le communiqué officiel, les déclarations incriminées, largement relayées sur les réseaux sociaux, comporteraient des attaques qualifiées d’”inacceptables” contre le chef du gouvernement. Le ministre a tenu à marquer une rupture nette avec ces propos, les présentant comme des prises de position strictement personnelles, ne reflétant en aucun cas la ligne du ministère ni celle de l’administration publique.

Dans un ton particulièrement ferme, Balla Moussa Fofana a rappelé les principes fondamentaux qui encadrent l’action des agents publics, notamment les obligations de réserve, de neutralité et de loyauté envers les institutions de la République. Il a insisté sur le fait que le respect des autorités légalement établies constitue un pilier essentiel du fonctionnement de l’État.

Le communiqué révèle également que Baye Mayoro Diop avait déjà fait l’objet de plusieurs convocations depuis septembre 2025, tant par le ministre que par le secrétaire général, en vue de rappels à l’ordre et de notifications concernant d’éventuelles sanctions disciplinaires. Un élément qui laisse entrevoir un passif administratif dans cette affaire.

En conséquence, le ministre a annoncé se désolidariser “formellement, totalement et sans équivoque” des propos en question, réaffirmant par la même occasion son attachement à la crédibilité de l’action publique, à la solidarité gouvernementale et au respect de l’autorité de l’État.

Cette sortie officielle intervient dans un contexte où la communication et le comportement des hauts responsables publics sont scrutés de près, notamment à l’ère des réseaux sociaux, où les prises de parole individuelles peuvent rapidement prendre une dimension nationale.

Reste désormais à savoir quelles suites administratives ou disciplinaires seront données à cette affaire, qui met en lumière les tensions possibles entre liberté d’expression individuelle et devoir de réserve dans la haute administration.

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