XALIMANEWS: La tension monte dans le département de Koumpentoum. Les députés du parti Pastef, notamment Moussa Mbaye et Awa Sow, dénoncent ouvertement ce qu’ils qualifient de « dérive partisane » de la préfète du département.
Dans une déclaration ferme, les élus accusent l’autorité administrative d’avoir abandonné sa neutralité républicaine au profit d’un positionnement politique jugé « préoccupant ».
Une préfète accusée de partialité
Selon les parlementaires, depuis l’arrivée au pouvoir de Pastef, plusieurs actes de la préfète traduisent une prise de position en faveur de certains maires de l’opposition.
Ils pointent notamment une implication jugée tendancieuse dans des cadres institutionnels, en particulier lors de la mise en place des Comités de santé (CDS), où son attitude aurait suscité incompréhension et malaise.
Polémique autour de la fête de l’indépendance
Les députés dénoncent également la gestion de la célébration de l’indépendance, un moment symbolique de l’unité nationale.
Ils reprochent à la préfète d’avoir mis en avant des figures politiques de l’opposition, notamment certains maires, tout en écartant les députés pourtant représentants légitimes du peuple lors des réunions préparatoires.
Une démarche perçue comme une « instrumentalisation » d’un événement républicain à des fins politiques.
L’incident du festival Pencum Niani, point de rupture
La situation s’est davantage envenimée lors du festival Pencum Niani. D’après les élus, la préfète aurait exigé l’exclusion de deux députés invités officiellement par le président du conseil départemental.
Un acte jugé « grave » par Moussa Mbaye et Awa Sow, qui dénoncent une atteinte au respect dû aux représentants du peuple.
Malgré cet incident, les concernés affirment avoir fait preuve de retenue pour préserver le calme et la convivialité de l’événement.
Un appel direct au ministre de l’Intérieur
Face à cette situation, les députés de Koumpentoum demandent une réaction des autorités centrales.
Ils interpellent directement le ministre de l’Intérieur, Mouhamadou Bamba Cissé, l’appelant à « prendre ses responsabilités » face à ce qu’ils considèrent comme une crise de neutralité administrative.
“L’heure n’est plus à l’ambiguïté”
Pour les élus, la mission d’un préfet doit rester claire : incarner l’État dans toute sa neutralité.
Ils estiment que le département n’a pas besoin d’une autorité « engagée politiquement », mais d’un représentant au-dessus des clivages, garant de l’équilibre, de la justice et du respect des institutions.
Une sortie médiatique qui risque d’accentuer les tensions politiques locales, dans un contexte national déjà marqué par de fortes recompositions






























