XALIMANEWS: L’ancien président sénégalais Macky Sall s’impose progressivement sur la scène diplomatique internationale. Candidat au poste de secrétaire général de Organisation des Nations unies, il participe depuis mardi aux “dialogues interactifs”, une étape clé du processus de sélection du futur dirigeant de l’institution.
Organisées par Assemblée générale des Nations unies, ces sessions offrent aux candidats l’opportunité de présenter leur vision stratégique, tout en répondant aux questions des États membres et des représentants de la société civile. Cet exercice, à la fois politique et diplomatique, est considéré comme un moment décisif pour jauger la crédibilité des prétendants.
Face à Macky Sall, la compétition s’annonce relevée avec la présence de figures internationales de premier plan. Parmi elles, Michelle Bachelet, ancienne haute-commissaire aux droits de l’homme, Rafael Grossi, actuel patron de l’Agence internationale de l’énergie atomique, ainsi que Rebeca Grybspan, spécialiste reconnue des questions économiques et du développement. Quatre profils, aux parcours distincts, qui incarnent des visions différentes de la gouvernance mondiale.
Durant cet exercice, Macky Sall met en avant son expérience à la tête du Sénégal, mais également son rôle sur la scène continentale et internationale. Ancien président de l’Union africaine, il a été impliqué dans plusieurs médiations et initiatives diplomatiques majeures. Son positionnement, souvent jugé équilibré, ainsi que sa connaissance des enjeux du Sud global, pourraient constituer des atouts dans cette compétition.
Comme ses concurrents, il est attendu sur sa capacité à proposer une vision claire et des réformes concrètes pour l’ONU, autour de ses trois piliers fondamentaux que sont la paix et la sécurité internationale, le développement durable et les droits humains. Dans un contexte mondial marqué par des crises multiples, allant des conflits armés aux défis climatiques, les attentes des États membres sont particulièrement élevées.
Le futur secrétaire général, qui prendra fonction le 1er janvier 2027, succédera à Antonio Guterres, en poste depuis 2017. Ce choix stratégique pourrait redéfinir les priorités de l’organisation dans un monde en pleine mutation.
Pour le Sénégal, une éventuelle élection de Macky Sall représenterait une avancée historique et un symbole fort pour la diplomatie africaine. Elle traduirait également une volonté accrue de voir le continent jouer un rôle plus important dans la gouvernance mondiale.
Ces dialogues interactifs apparaissent ainsi comme un test grandeur nature pour les candidats. Au-delà des discours, ils devront convaincre par leur leadership, leur vision et leur capacité à impulser une réforme efficace d’une organisation souvent critiquée pour ses lourdeurs. Pour Macky Sall, l’enjeu est donc double : s’imposer comme un candidat crédible à l’échelle mondiale tout en portant les aspirations de l’Afrique au sommet des Nations unies.






























