Diomaye Faye tranche : “Je peux changer de Premier ministre si nécessaire”

Lesenegalaislibre
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XALIMANEWS: Alors que certaines rumeurs évoquent des frictions au sommet de l’État, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a tenu à lever toute ambiguïté sur ses rapports avec son Premier ministre, Ousmane Sonko. Face à la presse, le chef de l’État a balayé toute idée de crise, décrivant une relation structurée autour de trois niveaux : institutionnel, personnel et politique.

Sur le plan de la gouvernance, Bassirou Diomaye Faye a été catégorique. « Je suis le Président, il est le Premier ministre », a-t-il rappelé, insistant sur une collaboration qu’il qualifie de fluide et fondée sur la confiance. Selon lui, le fonctionnement de l’exécutif reste satisfaisant à ce stade. « Il accomplit correctement sa mission, et jusqu’ici je suis satisfait », a-t-il ajouté.

Toutefois, le président a tenu à préciser que cette confiance demeure conditionnelle. « Le jour où cette satisfaction ne sera plus au rendez-vous, je mettrai le Sénégal en priorité et je prendrai les décisions nécessaires », a-t-il averti, réaffirmant ainsi la prééminence de l’intérêt national sur toute considération personnelle ou politique.

Au-delà du cadre institutionnel, le chef de l’État a également évoqué une relation plus ancienne avec Ousmane Sonko, marquée par une proximité forgée bien avant leur arrivée au pouvoir. Il a parlé d’un lien presque familial, nourri par des années de compagnonnage politique et d’épreuves communes. Cette proximité, selon lui, dépasse le simple cadre de la fonction publique.

Dans cette logique, Bassirou Diomaye Faye a précisé que les éventuelles divergences sont toujours réglées en interne. « Lorsqu’il existe des désaccords, nous en discutons directement, sans les exposer publiquement », a-t-il indiqué, insistant sur la nécessité de préserver la cohésion au sommet de l’exécutif.

Enfin, le président est revenu sur la dimension politique de leur engagement commun. Il a rappelé que leur parcours s’inscrit dans une dynamique collective, où le parti PASTEF n’a jamais évolué isolément. Pour lui, la transition d’une coalition électorale vers une coalition de gouvernance constitue une évolution naturelle du processus politique.

Face aux interprétations et spéculations, Bassirou Diomaye Faye a voulu être clair et ferme : « Il n’y a pas de crise institutionnelle et il n’y en aura pas ». Une déclaration qui se veut rassurante dans un contexte où les moindres signaux politiques alimentent le débat public.

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