XALIMANEWS: Le gouvernement sénégalais veut poursuivre le redressement des finances publiques tout en maintenant les investissements nécessaires à la croissance, à la création d’emplois et à la protection sociale. Une équation délicate, alors que Dakar vient de conclure un accord technique avec le Fonds monétaire international (FMI) portant sur un programme de 2,2 milliards de dollars, soit environ 1 240 milliards de francs CFA.
Redresser les finances publiques sans freiner la croissance
Le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, assure que le redressement budgétaire ne doit pas se faire au détriment du développement économique et de la justice sociale.
Selon lui, l’objectif est de réduire et de maîtriser les déficits tout en préservant les investissements considérés comme essentiels pour l’avenir du Sénégal.
DEPECHES
Le gouvernement entend ainsi trouver un équilibre entre discipline budgétaire, croissance économique, création d’emplois et protection sociale.
Le gouvernement veut élargir l’assiette fiscale
Pour augmenter les recettes de l’État, les autorités comptent notamment élargir l’assiette fiscale, sans augmenter les impôts payés par les citoyens et les entreprises.
Cette stratégie doit passer par une meilleure lutte contre les pertes de recettes ainsi que par un réexamen de certaines exonérations fiscales.
Cheikh Diba précise que les avantages fiscaux devront désormais être davantage liés à leur impact économique et social. Ils pourraient notamment être maintenus lorsqu’ils favorisent la création d’emplois ou la protection sociale.
Le déficit budgétaire en baisse
Le ministre a également mis en avant la baisse du déficit budgétaire du Sénégal. Celui-ci est passé de 13,4 % du PIB en 2024 à 6,7 % en 2025, selon les chiffres communiqués par le gouvernement.
Cette amélioration s’accompagne, d’après Cheikh Diba, de réformes institutionnelles visant à renforcer la gouvernance financière de l’État et le suivi de la dette publique.
Les 1 240 milliards du FMI en ligne de mire
Cette stratégie intervient alors que le Sénégal et le FMI ont annoncé un accord technique ouvrant la voie à la mise en œuvre d’un nouveau programme économique et financier.
L’enveloppe annoncée, estimée à 2,2 milliards de dollars, soit environ 1 240 milliards de francs CFA, doit accompagner les efforts de redressement économique et financier du pays.
Pour le gouvernement, l’enjeu sera désormais de consolider les finances publiques sans compromettre les investissements indispensables à la croissance et à l’amélioration des conditions de vie des populations.
Quel équilibre entre rigueur budgétaire et développement ?
Le défi reste donc majeur pour les autorités sénégalaises : réduire les déficits, améliorer les recettes et maîtriser la dette tout en continuant à investir dans l’économie et le social.
Le gouvernement affirme vouloir bâtir des finances publiques « robustes » sans renoncer aux investissements nécessaires à l’avenir du Sénégal.
La question centrale reste désormais de savoir si cette stratégie permettra de restaurer durablement les équilibres budgétaires tout en maintenant la dynamique de croissance et la protection sociale.
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Méta-description : Le Sénégal veut redresser ses finances publiques sans augmenter les impôts, tout en maintenant les investissements, la croissance et la protection sociale. Une stratégie annoncée par Cheikh Diba dans le cadre de l’accord avec le FMI.

























