Crise au sommet de l’État : Aly Bathily dénonce une “guerre fratricide” au détriment du peuple sénégalais

Lesenegalaislibre
3 Min Read

XALIMANEWS: Dans une contribution au ton incisif, Aly Bathily, coordonnateur du parti La République des Valeurs en France, livre une lecture critique de la situation politique actuelle au Sénégal, qu’il assimile à une lutte interne destructrice éloignée des préoccupations des citoyens.

S’appuyant sur une célèbre pensée de Mao Tsé-Toung selon laquelle « la politique est une guerre sans effusion de sang », Bathily estime que le contexte sénégalais semble avoir dévoyé cette conception. À ses yeux, la scène politique nationale s’apparente désormais à une véritable confrontation, non plus idéologique, mais personnelle, entre anciens alliés devenus adversaires.

« Ce que nous observons n’a plus rien d’un débat politique », tranche-t-il. Il décrit plutôt un « règlement de comptes à ciel ouvert », où les acteurs politiques s’enferment dans des monologues interminables, davantage préoccupés par leurs rivalités que par les attentes des Sénégalais.

Dans cette dynamique, le peuple apparaît comme le grand perdant. « La Nation est prise en otage », déplore Bathily, pointant une “fratrie politique” qui se déchire au sommet de l’État, au détriment de l’intérêt général. Selon lui, cette crise interne a des répercussions directes sur l’ensemble du pays, contraint d’en subir les conséquences.

Revenant sur les slogans populaires qui ont accompagné certaines figures politiques, tels que « Ki moy kokou » ou « Keulé moy ki », il estime qu’ils relevaient d’un « mirage politique ». Un mirage dont le réveil, bien que brutal, pourrait avoir une vertu pédagogique pour l’opinion publique.

L’auteur met en garde contre toute tentative future de dilution des responsabilités. « Au moment du bilan, il ne sera pas question de jouer à la confusion ou à l’amnésie collective », avertit-il. Pour Bathily, les protagonistes de cette crise devront répondre ensemble de leur gestion, sans possibilité de se renvoyer la faute.

Enfin, il critique une gouvernance qu’il juge trop axée sur la communication et les effets d’annonce. « Le pouvoir aime les slogans et les mises en scène. Nous préférons les faits… et ils sont têtus », conclut-il, avant de lancer une formule en wolof lourde de sens : « Çaaxan Baaxul ! » (le désordre n’est pas bon).

Par cette sortie, Aly Bathily s’inscrit dans le débat public en appelant à un recentrage sur l’essentiel : la responsabilité politique et la primauté de l’intérêt national

Share This Article