La course au poste de Secrétaire général des Nations unies entre dans une phase décisive, mais encore incertaine. L’équipe de campagne du président sénégalais Macky Sall a annoncé avoir pris acte des résultats issus des consultations informelles tenues ce 30 juillet au sein du Conseil de sécurité.
Selon le communiqué, ces premiers échanges révèlent une compétition toujours ouverte, sans qu’aucun candidat ne se détache de manière définitive. Toutefois, une tendance semble émerger en faveur d’une candidature féminine provenant de la région de l’Amérique latine et des Caraïbes. Une orientation qui reste provisoire, dans l’attente d’un consensus lors du vote formel du Conseil de sécurité.
Ces consultations, souvent considérées comme des « votes tests », permettent d’évaluer les soutiens et les oppositions parmi les membres du Conseil. Elles constituent une étape clé dans le processus de sélection du futur chef de l’ONU, même si elles ne sont pas juridiquement contraignantes.
Le cadre institutionnel rappelle que, conformément à l’article 97 de la Charte des Nations unies, le Secrétaire général est nommé par l’Assemblée générale sur recommandation du Conseil de sécurité. Cette recommandation doit recueillir au moins neuf voix sur quinze, sans veto d’un membre permanent, ce qui confère aux grandes puissances un rôle déterminant.
Malgré ces premiers signaux, l’équipe de Macky Sall affiche sa détermination à poursuivre activement la campagne, en vue des prochaines étapes du processus électoral. Elle insiste sur le fait que rien n’est encore joué et que les discussions diplomatiques restent en cours.
Dans un contexte international marqué par de multiples crises, le choix du prochain Secrétaire général s’annonce crucial pour l’avenir de la gouvernance mondiale.
























