10 août : une session extraordinaire qui s’annonce électrique à l’Assemblée

Lesenegalaislibre
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XALIMANEWS: L’Assemblée nationale ouvre, ce lundi 10 août 2026, une session extraordinaire au contenu particulièrement chargé. Au-delà de la portée politique des textes inscrits à l’ordre du jour, cette session constitue un nouveau test pour la majorité parlementaire, confrontée à une exigence désormais incontournable : faire adopter des textes juridiquement solides et conformes aux prescriptions constitutionnelles.

Au cœur des travaux soumis à la plénière figurent plusieurs textes majeurs, notamment le projet de loi n°15/2026 portant Code du travail, le projet de loi n°16/2026 portant Code de la sécurité sociale et le projet de loi n°25/2026 relatif à la protection des infrastructures d’information critiques et à la sécurité numérique.

À ces projets s’ajoutent deux propositions de loi politiquement sensibles. La proposition de loi n°33/2026 porte sur la modification de l’article 37 de la Constitution, tandis que la proposition de loi n°34/2026 concerne le régime juridique des crédits spéciaux, communément appelés « fonds politiques ».

Les fonds politiques au cœur des débats

La question des fonds politiques devrait particulièrement retenir l’attention. La proposition de loi consacrée aux crédits spéciaux intervient dans un contexte politique déjà marqué par de fortes tensions au sommet de l’État.

Son examen à l’Assemblée nationale pourrait raviver les divergences qui avaient contribué à la rupture du tandem entre le président Bassirou Diomaye Faye et l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko. Le débat pourrait ainsi ouvrir la voie à un nouveau bras de fer entre l’Exécutif et la majorité parlementaire.

L’article 37, un texte à forte portée politique

Autre dossier sensible : la proposition de loi n°33/2026 visant à modifier l’article 37 de la Constitution, portée sous la XVe Législature par le député Amadou Ba n°2.

Officiellement, le texte vise à renforcer les obligations du chef de l’État en matière de déclaration de patrimoine. Il prévoit notamment que le président de la République déclare l’intégralité de son patrimoine au Conseil constitutionnel à la fin de son mandat, dans les mêmes conditions qu’à son entrée en fonction.

Derrière cette modification constitutionnelle se dessine toutefois une bataille politique plus large, dans un contexte de relations tendues entre le président Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko.

La session extraordinaire s’annonce donc particulièrement délicate pour la majorité parlementaire. Entre réformes sociales, sécurité numérique, modification de la Constitution et encadrement des fonds politiques, les députés devront examiner des textes aux conséquences importantes sur le fonctionnement des institutions.

L’enjeu sera désormais de voter juste plutôt que vite, afin d’éviter que les textes adoptés ne soient fragilisés par des irrégularités constitutionnelles ou juridiques.

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