Le climat social s’apaise progressivement dans la Fonction publique sénégalaise. Après les médecins en spécialisation, ce sont désormais les greffiers qui annoncent la suspension de leur mot d’ordre, marquant un tournant décisif dans la dynamique de négociation avec l’État.
Cette décision intervient à la suite de plusieurs rencontres entre les autorités et les différentes entités syndicales concernées. Des discussions facilitées par des acteurs discrets mais efficaces, issus tant de la sphère publique que privée. Toutefois, la rencontre jugée la plus déterminante a eu lieu le vendredi 25 juillet 2025, entre l’Entente — structure regroupant les grévistes — et le Président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye.
À l’initiative de ce dernier, l’Entente a été reçue dans un climat de respect, de franchise et d’écoute. Lors de cet entretien, El Malick Ndiaye a pris l’initiative d’organiser, séance tenante, une rencontre entre les représentants de l’Entente et le Ministre de la Fonction publique, Olivier Boucal. Ce geste a été perçu comme un signal fort de l’engagement des autorités à renouer le dialogue.
Selon les syndicalistes, cette intervention du Président de l’Assemblée nationale a permis de restaurer un climat de confiance, jusque-là entamé par des mois de tensions. « Le Président a su instaurer un langage de courtoisie mais aussi de vérités, facilitant ainsi un dialogue enfin fécond », indique un communiqué de l’Entente.
De leur côté, les greffiers, en mouvement depuis plusieurs semaines, ont également salué l’implication directe du Président El Malick Ndiaye dans la résolution de leur conflit. Un membre de leur bureau syndical affirme que la suspension de leur grève est le fruit d’une médiation sincère et prometteuse.
Dans un contexte social souvent tendu, ces suspensions apparaissent comme des signes d’espoir et de responsabilité. Elles démontrent qu’un dialogue constructif, porté par des autorités respectées et à l’écoute, peut ouvrir la voie à des solutions durables. La figure du Président de l’Assemblée nationale émerge ainsi comme un artisan de la paix sociale, dont l’engagement inspire au-delà des clivages.
Alors que les négociations se poursuivent, les regards restent tournés vers l’Exécutif et les partenaires sociaux pour que les engagements pris se traduisent par des actes concrets.





























