En marge de la neuvième édition de la TICAD (Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique), tenue à Yokohama, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a multiplié les rencontres bilatérales de haut niveau, dans un effort visible de redéfinir les partenariats africains sur des bases plus équilibrées et stratégiques.
Rencontre avec la Mauritanie : une diplomatie de proximité
Le chef de l’État s’est d’abord entretenu avec son homologue mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Les deux dirigeants, à la tête de pays liés par « l’histoire, la géographie et un destin partagé », ont affiché une volonté commune de renforcer la concertation bilatérale sur les dossiers régionaux — notamment la sécurité au Sahel, la gestion des ressources naturelles partagées et les flux migratoires.
Ce tête-à-tête fraternel, selon les termes des délégations, illustre la dynamique de solidarité régionale que le Sénégal entend consolider, dans un contexte ouest-africain en recomposition.
Vers un nouvel axe Dakar–Tunis
Le président Faye a ensuite échangé avec la Première ministre de Tunisie, Sarra Zaafrani Zenzri. Cette rencontre a débouché sur la volonté affichée de renforcer les liens économiques entre les deux pays, en misant notamment sur une synergie accrue des secteurs privés. À l’heure où le commerce intra-africain reste en deçà de son potentiel, Dakar et Tunis entendent jouer un rôle moteur dans une intégration économique continentale concrète.
Un partenariat stratégique avec Tokyo
Moment fort de la visite : l’entretien entre le président sénégalais et le Premier ministre japonais, Shigeru Ishiba. Le dirigeant nippon a exprimé son intérêt pour l’approfondissement de la coopération bilatérale, et notamment pour la promotion des échanges culturels et éducatifs dans le cadre des Jeux Olympiques de la Jeunesse à Dakar en 2026.
Le président Faye, quant à lui, a insisté sur la nécessité d’un soutien japonais renforcé à la formation professionnelle, pilier essentiel de la stratégie sénégalaise pour l’emploi et le développement. Des secteurs clés comme l’énergie, le numérique ou encore l’agriculture ont également été évoqués comme des priorités d’investissement.






























