Le Sénégal consolide sa place montante sur la scène énergétique africaine. Dans un rapport publié lundi 8 septembre, le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines salue « la robustesse des performances opérationnelles et la bonne tenue des puits », citant une nette hausse de la production pétrolière nationale.
À la fin du mois d’août 2025, la production cumulée de pétrole s’établissait à 41,03 millions de barils, dépassant largement les projections initiales pour l’année. Le document gouvernemental fait état d’une production effective de 34,5 millions de barils pour 2025, contre une estimation initiale de 30,53 millions, soit un écart positif de 3,97 millions de barils.
Une performance que les autorités attribuent notamment à l’efficacité opérationnelle des sites de Sangomar (à l’ouest) et de Grand Tortue Ahmeyim (GTA), situé au nord du pays, à la frontière maritime avec la Mauritanie.
Trois cargaisons exportées en août
Au seul mois d’août, le Sénégal a expédié trois cargaisons de pétrole brut, représentant un volume total de 2,9 millions de barils. Ces exportations s’inscrivent dans une dynamique de commercialisation continue : selon le ministère, 40,24 millions de barils ont déjà été vendus, soit la quasi-totalité du pétrole extrait.
Parallèlement à l’or noir, le pays poursuit la mise en production de ses ressources gazières. Deux cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL), représentant 337 966 mètres cubes, ont été vendues le mois dernier. Ces volumes proviennent du gisement offshore de GTA, exploité conjointement avec la Mauritanie.
Le rapport souligne que les opérations de mise en service des installations se poursuivent. L’objectif affiché par les autorités est clair : assurer une montée progressive en capacité de production, tant en pétrole qu’en gaz.
Cette dynamique pourrait avoir un impact significatif sur l’économie sénégalaise, au moment où le pays ambitionne de diversifier ses sources de revenus et d’accélérer son industrialisation. Reste à savoir comment ces performances seront traduites sur le plan budgétaire et social, dans un contexte où les attentes de la population restent fortes.





























