La réunion tenue hier entre le président Bassirou Diomaye Faye et les membres du bureau politique national de Pastef continue d’alimenter rumeurs et interprétations divergentes. Au point que certains cadres du parti ont commencé à dénoncer ouvertement ce qu’ils perçoivent comme des tentatives de manipulation interne.
Parmi eux, Marie Rose Khady Fatou Faye, porte-parole adjointe de Pastef et porte-parole du gouvernement, est montée au créneau pour défendre une version apaisée de la rencontre. « Les artisans de la division sont en notre sein », a-t-elle déclaré, cible implicite des commentaires qui circulent depuis la veille. Selon elle, les récits laissant entendre des tensions seraient purement infondés.
Une réunion décrite comme “cordiale”
La responsable politique, qui affirme avoir assisté personnellement à la séance, décrit au contraire une ambiance sereine et fraternelle. « Des frères et sœurs de parti se sont retrouvés et se sont accordés sur les fondements même de ce dernier : la fraternité, le don de soi pour la patrie et l’engagement sans faille pour la réussite du PROJET », explique-t-elle.
Cette insistance sur l’harmonie vise directement ce qu’elle qualifie de « manœuvres tendant à semer le doute au sein de l’opinion ». Pour elle, ces lectures divergentes ne seraient pas des analyses, mais des actions délibérées : « C’est malhonnête et indigne », tranche-t-elle.
Diomaye – Sonko : un duo présenté comme soudé
Au cœur des spéculations figurait également la relation entre le président Diomaye et Ousmane Sonko, figure historique de Pastef. Là aussi, Marie Rose Khady Fatou Faye a tenu à clarifier :
« J’ai vu pour ma part deux grands hommes conscients des enjeux et résolument engagés à avancer ensemble pour la réussite du PROJET. »
Cette déclaration cherche à éloigner toute hypothèse de dissension entre les deux leaders, au moment où le parti est observé de près, aussi bien par ses partisans que par ses détracteurs.
Une polémique révélatrice des tensions internes
Si la porte-parole assure que la rencontre s’est déroulée dans le calme et le consensus, la nécessité même de ce démenti met en lumière un climat interne marqué par la suspicion et les lignes de fractures narratives. Les militants, eux, restent en attente d’une communication officielle plus détaillée sur le contenu politique de la réunion.


