Le village de Keur Birane, dans la région de Saint-Louis, est plongé dans le deuil après l’agression mortelle de Mouhamed Ndiaye, tué jeudi soir alors qu’il rentrait chez lui accompagné d’un ami. La disparition de ce jeune homme, unanimement décrit comme respectueux, pieux et attentif à sa famille, suscite une vive émotion.
Le jour de sa mort, Mouhamed avait effectué comme à son habitude plusieurs tâches destinées à soutenir sa mère. Il avait transporté le mil au moulin et participé à la préparation du couscous qu’elle vendait à Dagana. Ce n’est qu’après avoir accompli ces travaux qu’il s’était rendu à Richard-Toll pour suivre ses cours.
Contrairement aux premières informations relayées, il n’était pas étudiant à l’Institut supérieur d’enseignement professionnel (Isep) de Richard-Toll. Bachelier de la dernière session et initialement orienté à Dakar, il avait choisi de s’inscrire au Centre de formation professionnelle de Richard-Toll, afin de rester à proximité de sa mère. Il n’y avait suivi que trois cours avant d’être tué.
Un de ses proches résume l’état d’esprit qui prévaut dans la communauté :
« C’était un fils formidable, pieux et très calme. Nous sommes tous dévastés… »
Selon nos informations, la Section de recherches de Saint-Louis est sur la piste de trois suspects activement recherchés. L’enquête se poursuit, tandis qu’à Keur Birane, la population peine à comprendre ce qui a conduit à la mort d’un jeune homme dont l’existence semblait guidée par le sens du devoir et la solidarité familiale.


