XALIMANEWS: Le député Guy Marius Sagna a qualifié mercredi le projet de loi visant à durcir les sanctions contre les actes contre-nature d’« appel au réveil stratégique » du Sénégal et de l’Afrique face aux pressions extérieures et à ce qu’il considère comme un impérialisme culturel.
S’exprimant à l’Assemblée nationale lors de la séance plénière consacrée à l’examen du texte, le parlementaire a estimé que cette réforme dépasse le simple cadre juridique pour s’inscrire dans une dynamique plus large de défense de la souveraineté nationale.
« Nous considérons que le projet de loi qui nous est soumis ici à l’Assemblée nationale est un appel au réveil stratégique du Sénégal et de toute l’Afrique pour dire non : non au néocolonialisme, non à l’impérialisme, qu’il soit monétaire, financier, militaire ou culturel », a déclaré l’élu.
Le député du parti au pouvoir, PASTEF – Les Patriotes, a salué l’initiative portée par le gouvernement dirigé par le Premier ministre Ousmane Sonko, estimant qu’elle vise à protéger les valeurs culturelles et sociales de la société sénégalaise.
Selon lui, le débat autour de ce texte s’inscrit dans un contexte mondial marqué par des évolutions sociétales que certaines opinions africaines jugent contraires à leurs traditions. Il a insisté sur la nécessité de préserver la diversité culturelle et les spécificités des sociétés africaines.
Pour étayer son argumentaire, Guy Marius Sagna a évoqué les réflexions de l’historien et anthropologue sénégalais Cheikh Anta Diop, qui alertait déjà, selon lui, contre ce qu’il appelait le « poison culturel » susceptible d’affecter les sociétés africaines.
« Ce projet de loi affirme clairement notre attachement à la diversité culturelle africaine et sénégalaise », a-t-il soutenu devant ses collègues députés.
Le texte examiné par les parlementaires, le projet de loi n°05/2026, prévoit la modification de l’article 319 de la loi n°65-60 du 21 juillet 1965 portant Code pénal. Défendu devant l’Assemblée nationale par le ministre de la Justice, il vise à renforcer les sanctions prévues par la législation sénégalaise contre les actes contre-nature.
Pour Guy Marius Sagna, cette réforme doit s’accompagner d’autres mesures destinées à consolider l’indépendance politique, économique et culturelle du Sénégal.






























