XALIMANEWS: En déplacement aux États-Unis, Macky Sall signe une sortie musclée et sans détour sur les dossiers les plus explosifs de l’actualité sénégalaise. Entre loi d’amnistie, accusations liées aux violences de 2021-2024 et débats sociétaux, l’ancien chef de l’État passe à l’offensive.
Face à des membres de la société civile, il a lancé un défi clair aux actuels dirigeants : s’ils veulent réellement faire la lumière sur les événements politico-judiciaires ayant causé plusieurs dizaines de morts, ils doivent poser un acte fort.
« Si les gens veulent revenir sur les événements, il y a des moyens. Il faut abroger la loi d’amnistie. En ce moment, les dossiers ressortent. On saura qui est qui, qui a fait quoi », a-t-il déclaré.
Une position tranchée, dans un contexte où Macky Sall est directement visé par de graves आरोपations le liant à plus de 80 morts. Des accusations qu’il rejette catégoriquement, dénonçant un récit construit contre lui.
« On ne peut pas accuser le président de la République, au sommet de la pyramide, d’être responsable de meurtres. Le président a-t-il donné l’ordre de tuer des jeunes ? », a-t-il martelé, visiblement déterminé à défendre son honneur.
Pour l’ancien président, ces attaques relèvent d’une stratégie de discrédit. Il évoque même une véritable « campagne de calomnie », tout en affichant une posture de résilience.
« Je suis un homme politique, j’accepte cela. Ça fait partie du jeu. Il faut savoir encaisser les agressions, qu’elles soient verbales ou physiques », a-t-il assumé.
Revenant sur les violences qui ont secoué le pays, Macky Sall maintient que l’État faisait face à une menace sérieuse contre la stabilité nationale. Dans sa lecture, la fermeté adoptée visait avant tout à préserver la République dans un contexte de fortes tensions.
Mais au-delà de la confrontation politique, l’ancien chef de l’État appelle désormais à tourner la page.
« Beaucoup de pays ne se relèvent pas de telles crises. Heureusement, le Sénégal a su dépasser cette période douloureuse. Il faut regarder vers l’avenir », a-t-il plaidé.
Avec cette sortie, Macky Sall trace une ligne de défense offensive : ouvrir les dossiers, assumer le débat, mais surtout renvoyer ses adversaires face à leurs responsabilités dans une séquence qui continue de diviser profondément l’opinion.






























