Une reine aux commandes du ministère de la jeunesse et des sports. (Par Bernadette Sambou Saivet)

Lesenegalaislibre
5 Min Read


Le soir de l’annonce du gouvernement, me voilà assise dans mon salon lorsque j’entends ton nom. Mon premier réflexe fut de t’envoyer un message :
« Dis-moi que c’est bien toi ? »
Et ta réponse fut à ton image, simple et élégante :
« J’avais dit que je ne prendrai aucun appel, mais pour toi je fais l’exception. »
Ma Cloclo, comme j’aime t’appeler,
Comment ne pas être fière de dire au monde que nous avons porté la même blouse de l’école d’excellence qu’est l’Institution Notre-Dame et partagé les mêmes bancs jusqu’au fameux baccalauréat ?
Comment ne pas rappeler que, malgré les années, nous continuons à partager nos moments de vie, nos souvenirs, nos repas et nos éclats de rire dès que je pose les pieds à Dakar ?
D’ailleurs, j’étais à Dakar quelques jours avant cette annonce et je te disais en souriant : « Oh, je n’aurai pas le temps cette fois-ci pour notre fameux repas de promotion, je ne reste qu’une semaine. » Je garde jalousement trois appels de promotionnaires qui me sont particulièrement chers : Yacine, Félicité et toi.
Avant tout, je veux témoigner de cette belle amitié qui nous unit depuis plus de vingt-cinq ans. Une amitié fondée sur le respect mutuel, l’estime réciproque et la sincérité, alors même que nos engagements politiques nous placent très souvent sur des chemins différents.
Je suis également fière de cette identité casamançaise que nous portons avec tant d’amour. Je souris encore en repensant à ta présence lors de la première communion de Nathan. Tu avais exprimé ta joie de constater que je n’avais rien oublié de nos traditions : les pagnes, les danses, le Koumpo, le Kankourang et tout cet héritage culturel qui fait notre richesse.
Alors, ma chère Cloclo, t’entendre débuter ton allocution en rappelant avec fierté tes racines, ton terroir et ta famille m’a profondément émue. J’y ai retrouvé la jeune fille que j’ai connue, fidèle à elle-même malgré les responsabilités et les honneurs.
Aujourd’hui, je veux dire publiquement que ta nomination est, à mes yeux, l’un des meilleurs choix faits par le Président Bassirou Diomaye Faye.
Comme diraient les Marseillais : « À jamais les premières. »
Oui, car tu nous as toujours montré le chemin de l’excellence, de la rigueur et du travail bien fait, mais surtout celui de l’humilité.
Je peux témoigner de ta générosité, qui n’est rien d’autre que la conscience du service rendu aux autres. Je peux témoigner de ton sens aigu de l’intérêt général. Tu as toujours aimé aider, servir et te rendre disponible.
Discrète et efficace. Silencieuse et travailleuse. Ferme dans tes convictions, mais toujours respectueuse des autres.
Tu n’as jamais attendu le poids des années pour être sage. La preuve : il y a encore quelques semaines, tu me prodiguais avec bienveillance de précieux conseils.
L’Institution Notre-Dame nous a transmis de belles valeurs humaines, mais toi, tu possédais déjà cette force intérieure, ces convictions et ces principes qui font aujourd’hui de toi cette belle et grande dame que beaucoup découvrent et que nous avons, nous, la chance de connaître depuis longtemps.
La mission qui t’attend est immense. Tu as désormais la responsabilité d’être une référence, un exemple et une source d’inspiration pour les jeunes filles de notre pays.
Tu connais mon combat de toujours pour la promotion des femmes dans notre société. Te voilà aujourd’hui investie d’une responsabilité particulière : celle d’être une lumière pour celles qui viendront après nous, une lanterne qui éclaire le chemin et une avocate infatigable de leur place dans notre nation.
Je prie pour que Dieu t’accompagne dans cette noble mission, qu’Il continue de te donner la sagesse dans les décisions, la force dans les épreuves et l’humilité dans les succès. Que la Vierge Marie te couvre de son manteau virginal et veille sur chacun de tes pas.
Et quoi qu’il advienne, sache que derrière la ministre, il y aura toujours pour moi cette amie fidèle, cette sœur de cœur que j’appelle affectueusement : ma Cloclo.
Félicitations et bonne mission au service du Sénégal.

Bernadette Sambou Saivet, dite Diandian.

Share This Article