XALIMANEWS: Le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, est monté au créneau, jeudi à Dakar, pour réfuter les accusations du Financial Times évoquant un recours à des instruments financiers opaques par le Sénégal. Face à la presse, il a dénoncé des « interprétations inexactes », tout en affirmant que l’État agit dans la transparence.
Le ministre a assuré que les opérations incriminées, notamment les TRS (Total Return Swaps), sont parfaitement légales et connues. Elles figurent, selon lui, dans le rapport économique et financier annexé à la loi de finances 2026. « Ces instruments ne sont pas opaques », a-t-il insisté, soulignant une communication « responsable » avec les institutions et les partenaires.
Parmi ces partenaires figure le Fonds monétaire international, qui a été informé du recours à ces mécanismes. Pour Cheikh Diba, il ne peut donc être question de dissimulation. Il rappelle que ces pratiques s’inscrivent dans les standards utilisés par plusieurs États pour optimiser leur financement.
Malgré un niveau d’endettement élevé estimé à 132 % du PIB, le gouvernement maintient sa stratégie de consolidation budgétaire. L’objectif affiché est de réduire progressivement le déficit, passant de 13,4 % en 2024 à 3 % d’ici 2027, sans toucher aux dépenses sociales prioritaires.
Le ministre a également mis en avant l’intérêt financier de ces instruments. Là où les eurobonds auraient coûté jusqu’à 12 % d’intérêt, les TRS ont permis au Sénégal d’emprunter autour de 7 %, générant ainsi une économie estimée à 36 milliards de francs CFA.
Cheikh Diba a tenu à rassurer sur un point sensible : aucun actif de l’État n’a été engagé dans ces opérations. Il n’existe, selon lui, ni passif caché ni transfert de propriété atypique. Les investisseurs restent détenteurs de titres obligataires classiques émis sur le marché régional.
Dans la même dynamique, le Sénégal poursuit sa stratégie de financement en mobilisant des ressources internes et extérieures. Un programme de 135 millions de dollars a récemment été conclu avec la Banque mondiale pour renforcer l’accès aux services sociaux de base.
Enfin, le ministre rappelle que le recours à des instruments de type swap n’est pas une nouveauté. Le Sénégal y a déjà eu recours à plusieurs reprises dans le passé pour se protéger contre les fluctuations des devises, avec des risques jugés aujourd’hui maîtrisés.






























