XALIMANEWS: La conférence tenue au Musée des civilisations noires à Dakar a marqué les esprits par la densité des échanges et la portée des idées défendues. Autour du géopolitologue français Pascal Boniface et du leader du Pastef, Ousmane Sonko, intellectuels, responsables politiques et observateurs ont débattu d’un thème central : « Autonomie du patriotisme et monde multipolaire : l’Afrique à la conquête de sa souveraineté ».
L’événement s’inscrivait dans le cadre de la présentation de l’ouvrage collectif « Les Maîtres du monde : fédérer, gouverner, soumettre », publié en octobre 2025 aux éditions Eyrolles. Ce livre dresse une série de portraits de figures influentes de la scène mondiale — dirigeants politiques, acteurs économiques et personnalités engagées — parmi lesquelles figure Ousmane Sonko.
Dans les pages de la presse nationale, la rencontre est décrite comme un moment fort de réflexion stratégique. Le Soleil souligne que les intervenants ont convergé vers l’idée d’un monde plus équilibré, fondé sur le multilatéralisme et la souveraineté des États. Ousmane Sonko y a insisté sur le rôle central du patriotisme comme levier essentiel du développement africain et de la consolidation des États.
Sur le plan géopolitique, le Premier ministre sénégalais a également exprimé une lecture critique de la politique internationale actuelle, estimant notamment que certaines orientations américaines constituent un facteur de tensions et d’instabilité dans le monde.
De son côté, Le Témoin retient une convergence de vues entre les deux intervenants en faveur d’un rééquilibrage de l’ordre mondial, loin des logiques de domination traditionnelles. L’intervention de Sonko a été perçue comme l’une des plus marquantes de la rencontre, combinant analyse géopolitique, défense de son projet politique et critique des lectures occidentales du continent africain.
Pour L’As, le discours du leader de Pastef a littéralement « captivé Dakar », en mettant en avant une vision assumée de souveraineté et de rupture. Pendant près d’une heure, il a développé sa conception d’un patriotisme moderne, présenté comme fondement indispensable à toute ambition politique africaine.
Les Échos souligne pour sa part que le moment le plus fort de la conférence reste la charge de Sonko contre certaines interventions militaires occidentales et leur efficacité contestée dans la résolution des crises internationales.
Enfin, Le Quotidien estime que les propos tenus traduisent une inflexion nette dans le discours diplomatique sénégalais, marqué par une volonté d’affirmation plus directe sur la scène internationale. Le journal note que cette prise de position s’inscrit dans une dynamique plus large de remise en question des rapports de force mondiaux et d’appel à une souveraineté africaine renforcée.
Au-delà des discours, cette rencontre apparaît comme un moment symbolique : celui d’un débat assumé sur la place de l’Afrique dans un monde en recomposition, entre rivalités de puissances et quête d’autonomie stratégique.





























