Réforme électorale : El Malick Ndiaye impliqué dans les réformes, Aminata Touré précise le rôle du Parlement

Lesenegalaislibre
3 Min Read

XALIMANEWS: La conférence de presse de la coalition Diomaye-Président a servi de tribune à Aminata Touré pour défendre la démarche ayant conduit aux réformes institutionnelles actuellement en préparation. Elle en a également profité pour apporter des précisions politiques sur la méthode d’élaboration de ces textes.

Face aux journalistes, Mimi Touré a mis en avant le caractère inclusif du processus engagé sous l’impulsion du président Bassirou Diomaye Faye. Selon elle, cette dynamique s’inscrit pleinement dans la tradition sénégalaise du dialogue et de la recherche de consensus. Elle a rappelé que les Assises de la justice tenues en 2024, puis le dialogue national sur le système politique en 2025, ont permis de dégager des propositions largement partagées par les acteurs politiques, la société civile ainsi que les forces vives du pays.

Sur le plan institutionnel, l’ancienne Première ministre a tenu à clarifier l’implication du pouvoir législatif dans la construction des réformes. Elle a indiqué que le président de l’Assemblée nationale ainsi que le président du groupe parlementaire ont été associés au processus, notamment à travers les travaux du comité de relecture.

En citant nommément El Malick Ndiaye et Ayib Daffé, Aminata Touré a insisté sur le fait que ces responsables ont été impliqués dès les premières étapes. Ils ont pris part aussi bien aux différentes phases de dialogue qu’aux travaux techniques d’élaboration. Pour elle, cette participation démontre clairement que les avant-projets de loi ne sont pas le fruit d’une initiative isolée de l’exécutif, mais le résultat d’un travail concerté et partagé. « Il ne s’agit pas d’un travail mené en vase clos. Toutes les étapes ont été discutées », a-t-elle soutenu.

Quatre grands chantiers structurent cette réforme institutionnelle : la révision de la Constitution, la création d’une Cour constitutionnelle, la réforme du Code électoral avec l’instauration d’une Commission électorale nationale indépendante (CENI), ainsi que la refonte du cadre juridique régissant les partis politiques. Mimi Touré a rappelé que ces réformes traduisent des engagements majeurs du président Bassirou Diomaye Faye, notamment en matière de transparence électorale, de séparation des pouvoirs et de régulation du financement politique.

Pour rappel, ces différents textes ont déjà été rendus publics et devraient être examinés en Conseil des ministres avant leur transmission à l’Assemblée nationale. En attendant, Aminata Touré appelle les citoyens ainsi que les acteurs médiatiques à s’approprier leur contenu, qu’elle qualifie de réformes « participatives et consensuelles », destinées à renforcer la démocratie sénégalaise.

Share This Article