Soya Diagne a été remis en liberté provisoire ce mardi, sur décision du doyen des juges, mettant ainsi fin à plus de sept mois de détention à la Maison d’arrêt et de correction de Rebeuss. Une mesure à laquelle le parquet ne s’est pas opposé, ouvrant la voie à sa libération dans la journée.
Placée sous mandat de dépôt depuis le 16 octobre 2025, Soya Diagne était poursuivie pour diffusion de fausses nouvelles et propos jugés contraires aux bonnes mœurs. Son dossier avait connu plusieurs rebondissements judiciaires. Si la Chambre d’accusation avait initialement validé une mise en liberté sous bracelet électronique, un pourvoi du parquet général devant la Cour suprême avait suspendu cette décision, prolongeant ainsi sa détention jusqu’à l’issue actuelle.
Dans une déclaration rendue publique peu après sa sortie, Soya Diagne a exprimé sa gratitude et sa résilience face à cette épreuve. « Veni, vidi, vici… Alhamdoulilah ! », a-t-elle déclaré, rendant grâce à Allah pour la force qui lui a permis d’endurer cette période difficile.
Elle a également adressé ses remerciements à ses avocats, ainsi qu’à ceux mis à sa disposition par l’ancien président Macky Sall, soulignant leur accompagnement constant tout au long de la procédure. Sa famille, ses enfants et ses soutiens, notamment sur les réseaux sociaux, ont également été salués pour leurs prières et leur soutien moral.
Dans un geste remarqué, elle a tenu à remercier l’administration pénitentiaire pour « le respect et la considération » dont elle dit avoir bénéficié durant sa détention, évoquant toutefois une « prise d’otage » de huit mois.
Fidèle à son style, Soya Diagne n’a pas manqué d’ajouter une note polémique dans son message, en faisant allusion à certaines figures publiques, tout en posant une question aux allures de défi politique et moral : « Qui choisir entre celui qui vous ment mais ne vous trompe jamais, et celui qui ne vous ment pas mais vous trompe constamment ? »
Sa libération intervient dans un contexte sociopolitique marqué par des tensions autour des libertés publiques et de l’expression. Elle a d’ores et déjà annoncé son retour prochain à la prise de parole publique, notamment à travers un direct vidéo attendu par ses partisans.
Cette affaire, largement suivie par l’opinion, pourrait continuer d’alimenter le débat sur l’équilibre entre régulation de l’information et respect des libertés individuelles au Sénégal.






























