Le président doit expliquer au peuple en quoi l’accord négocié avec le FMI demeure compatible avec le mandat souverainiste reçu en mars 2024. Le Sénégal a besoin d’un débat national et citoyen sur sa dette, sur son traitement…
Le Sénégal traverse une crise de la dette d’une gravité exceptionnelle. La nier serait irresponsable. Mais reconnaître cette réalité ne signifie pas accepter comme inévitable la réponse qui vient d’être négociée avec le Fonds monétaire international (FMI).
Le 1ᵉʳ septembre 2026, les autorités sénégalaises et le FMI ont annoncé un accord au niveau des services sur un programme de trente-six mois d’environ 2,2 milliards de dollars. Cet accord marque moins une nouveauté qu’un retour : le FMI avait accordé au Sénégal, en 2023, un programme d’environ 1,8 milliard de dollars au titre de la facilité élargie de crédit ; il a été suspendu dès la révélation des irrégularités comptables, laissant le pays vingt-deux mois sans programme actif, et l’accord du 1ᵉʳ septembre 2026 reste d’ailleurs conditionné à l’obtention d’une dérogation du FMI pour les données erronées transmises par le passé. Le gouvernement a simultanément lancé son Plan de traitement de la dette du Sénégal (PTDS) et annoncé son intention de recourir au Cadre commun pour les traitements de dette au-delà de l’Initiative de suspension du service de la dette (Common Framework for Debt Treatments beyond the DSSI) communément appelé « Cadre commun du G20 pour le traitement de la dette ». Ces décisions engageront pour plusieurs années notre politique fiscale, nos dépenses publiques, le financement des services sociaux et, plus fondamentalement, notre modèle de développement.
Nous sommes opposés à l’accord qui se dessine parce qu’une décision d’une telle portée ne peut être prise sans que ses conditions soient intégralement connues et débattues. Nous demandons qu’aucun engagement définitif ne soit pris avant un débat parlementaire et citoyen.
Monsieur le président, le mandat du 24 mars 2024 était un mandat de souveraineté
Le président Bassirou Diomaye Faye n’a pas été élu sur un programme d’ajustement orthodoxe, mais sur un projet intitulé « Pour un Sénégal souverain, juste et prospère », qui revendiquait la réappropriation des souverainetés économique, fiscale, énergétique et alimentaire. Ce mandat ne disparaît pas lorsque survient une crise budgétaire : il devient au contraire plus exigeant lorsque les contraintes se resserrent. Le président doit expliquer au peuple en quoi l’accord négocié avec le FMI demeure compatible avec le mandat souverainiste reçu en mars 2024, d’autant que l’exécutif ne peut présumer que ses orientations économiques disposent mécaniquement de l’assentiment de la majorité parlementaire issue du suffrage universel. Lorsqu’un programme engage pour plusieurs années les politiques économiques et sociales du pays, l’Assemblée nationale doit en débattre et se prononcer. Mais le Parlement ne suffit pas : le Sénégal a besoin d’un débat national et citoyen sur sa dette, sur son traitement, et sur les limites qu’il entend opposer aux conditionnalités extérieures.
Une dette cachée ne peut devenir une facture présentée au peuple
Les travaux de la Cour des comptes ont établi que, pendant plusieurs années, des emprunts et des dépenses considérables ont échappé au circuit budgétaire normal, et que les déficits et l’endettement réels étaient très supérieurs à ceux officiellement présentés aux Sénégalais, au Parlement et aux partenaires du pays. Nous ne sommes donc pas devant un pays qui aurait collectivement vécu au-dessus de ses moyens et auquel on présenterait aujourd’hui l’addition : une partie de cette dette a été contractée dans des conditions qui ont soustrait des engagements considérables à la connaissance des citoyens et au contrôle parlementaire. La continuité des obligations de l’État ne saurait abolir l’exigence de justice dans la répartition du coût de la crise. Avant de demander des sacrifices à la population, il faut établir qui a emprunté, auprès de qui, à quelles conditions, pour financer quoi. Une dette dissimulée au peuple ne peut simplement devenir une facture présentée au peuple.
Ce que d’autres expériences africaines et sud-américaines nous enseignent
L’expérience d’autres pays montre combien la dissimulation d’une partie de la dette publique peut être lourde de conséquences. Au Mozambique, entre 2013 et 2016, le gouvernement a contracté secrètement plus de deux milliards de dollars d’emprunts garantis par l’État au profit de sociétés paraétatiques, sans en informer ni le Parlement ni le FMI. Leur révélation a provoqué l’effondrement du metical, la suspension de l’aide internationale, et une décennie de restructuration payée par une population qui n’avait rien emprunté ; il aura fallu près de dix ans pour qu’un tribunal, à Londres puis à Maputo, établisse les responsabilités. C’est le miroir de ce qui pourrait attendre le Sénégal si l’établissement des responsabilités est sacrifié à l’urgence du traitement financier.
À l’inverse, l’Équateur offre un précédent de méthode : en 2008, une Commission d’audit intégral du crédit public a examiné la dette publique et permis à l’État de suspendre le paiement de la part jugée illégitime, avant de la racheter à 35 % de sa valeur nominale sur les marchés secondaires. L’audit préalable, loin d’être un obstacle à la négociation, en a été le levier.
Enfin, le Ghana et la Zambie, passés récemment par le Cadre commun du G20 que Dakar s’apprête à solliciter, montrent qu’entre l’annonce d’un accord et la restructuration effective, il s’écoule souvent plusieurs années pendant lesquelles l’austérité budgétaire s’applique déjà, sans que l’allègement promis soit encore au rendez-vous. C’est un avertissement : sans calendrier clair et sans contribution substantielle des créanciers dès le départ, le Sénégal risque de payer le prix de l’ajustement avant même d’en récolter les hypothétiques bénéfices.
Des responsabilités nationales, mais aussi un échec de la surveillance
La responsabilité première de la dissimulation appartient à ceux qui avaient la charge des finances publiques. Mais elle n’épuise pas le problème. Pendant que s’accumulaient ces engagements, le Sénégal était soumis aux mécanismes de surveillance de l’UEMOA, de la BCEAO et du FMI. Le programme du FMI de 2023 comportait déjà des objectifs sur le solde primaire, les recettes fiscales, l’endettement, et des mécanismes détaillés de transmission d’informations. Pourtant, l’ampleur réelle de la dette n’a pas été détectée. Il serait abusif d’en déduire que les institutions internationales connaissaient les engagements dissimulés ; il est en revanche légitime de constater que le système de surveillance a échoué à les révéler, et les créanciers doivent eux aussi expliquer les diligences accomplies lors de l’octroi de certains financements.
Traiter la dette, mais au bénéfice de qui ?
Le poids du service de la dette menace les capacités d’action de l’État. Nous ne défendons ni le statu quo ni le déni. Mais entre reconnaître la nécessité de traiter la dette et accepter les conditions de ce traitement, il existe tout l’espace du choix politique. Rééchelonner les paiements, négocier les taux et les maturités, déterminer une trajectoire de déficit sont des décisions qui déterminent qui supportera l’effort, et pendant combien de temps. Avant tout engagement, les Sénégalais doivent savoir ce que recouvrent aujourd’hui les expressions « mobilisation des ressources intérieures », « rationalisation des dépenses » et « supervision renforcée des entreprises publiques ». C’est cela, bien davantage que le montant annoncé de 2,2 milliards de dollars, qui constitue le véritable contenu économique de l’accord.
Ceux qui n’ont rien caché ne doivent pas être les premiers à payer
Les travailleurs, les paysans, les jeunes, les retraités, les petites entreprises, les classes populaires et moyennes ne doivent pas payer en premier une dette qu’ils n’ont ni contractée ni dissimulée. Des recettes supplémentaires peuvent être nécessaires, mais toutes ne se valent pas : réduire les privilèges fiscaux injustifiés et faire davantage contribuer les hauts revenus et les profits exceptionnels n’a pas la même signification qu’une hausse de la fiscalité indirecte pesant sur la consommation. Combattre les gaspillages est nécessaire, mais l’école, l’hôpital, la protection sociale et l’investissement productif ne peuvent devenir les variables d’ajustement du remboursement de la dette. Nous acceptons la nécessité de traiter la dette ; nous refusons que son traitement devienne celui du peuple sénégalais.
Redresser pour transformer, non ajuster pour rembourser
La crise ne doit pas conduire le Sénégal à abandonner l’ambition de mobiliser ses ressources intérieures, son épargne nationale et celle de sa diaspora, de mieux valoriser ses ressources naturelles et de transformer son appareil productif pour réduire sa dépendance extérieure. La crédibilité financière est nécessaire, mais elle ne doit pas devenir synonyme de docilité économique. Il faut redresser les finances publiques pour transformer le Sénégal, et non ajuster le Sénégal pour rembourser ses créanciers.
Avant tout engagement définitif : débat parlementaire et débat citoyen
L’accord du 1ᵉʳ septembre 2026 n’est encore qu’un accord au niveau des services. Il existe donc un espace démocratique avant son approbation définitive. Ce débat doit être précédé de la publication du contenu des engagements négociés, de la cartographie des créances concernées, et d’une évaluation des conséquences fiscales, budgétaires et sociales du programme. Nous exigeons une contribution substantielle des créanciers, la garantie des besoins fondamentaux de la population, la protection des entreprises publiques stratégiques, une fiscalité fondée sur la justice sociale et l’établissement des responsabilités dans la constitution et la dissimulation de la dette.
La souveraineté ne consiste pas à nier les contraintes financières ni à refuser toute négociation. Elle consiste à conserver, jusque dans la crise, le droit de déterminer collectivement qui contribue, ce que l’on protège et dans quelle direction on conduit le pays.
En mars 2024, les Sénégalais ont choisi un projet qui leur promettait souveraineté, justice et prospérité. La crise de la dette ne peut effacer ce mandat populaire. Nous appelons les députés, les organisations syndicales et professionnelles, les universitaires, chercheurs, travailleurs, paysans, entrepreneurs, artistes, organisations de la société civile, forces politiques et citoyens à exiger qu’aucun engagement définitif ne soit pris avant que les termes réels du programme soient connus et démocratiquement débattus. Le redressement est nécessaire, mais il doit rester sénégalais dans sa décision, social dans la répartition de l’effort et souverain dans sa finalité.
Ont signé :
Félix Atchadé, Médecin
Dr Amy Cissé, économiste, Dakar
Youssouph Mbargane Guissé, anthropologue, IFAN
Cathy Camara, Ménagère
Guy Marius Sagna, député, Frapp et Pastef
Viye Diba, Artiste, Dakar
Amadou Ba Babo, économiste, Moncap
Codou BEYE, Retraitée, Dakar
Pierre Sané, Ancien SG Amnesty International, ancien Sous-directeur Unesco, Dakar
Dr Papa Makhtar Dramé, Translational Science Leader, USA
Abdourahmane Seck, anthropologue, GAEC
Anne Marie Mbengue Sèye, Experte en financement de la santé, Dakar
Boury Diakhaté, journaliste, Xalaat TV
Maître Pape Kanté, avocat, Canada
Macky Madiba Sylla, Cinéaste, Musicien, Dakar
Arame Gassama, Docteure ès Sciences économiques et de gestion, USA
Doudou Diop, botaniste, IFAN
Mame Penda Ba, Professeure assimilée, UGB
Ousmane Sanè Balama, juriste consultant international, Ziguinchor
Amy Niang, Enseignante-chercheure, UAE
Thierno Ly, Professeur assimilé, UCAD
Marie Diop, Commerçante, Dakar
Gnanbi Sonko, Consultant en Planification et Évaluation de politiques publiques
Gora Seck, Enseignant-Chercheur, UGB
Seynabou Sougoufara, entomologiste médicale, UK
Dr. Lamine Diamé, UCAD/FST
Lamine Bodian, linguiste, UCAD
Moussa Coulibaly, sociolinguiste, UASZ
Moussa Sagna, enseignant-chercheur, UCAD
Abdoulaye Ndoye, statisticien, professeur de mathématiques à Créteil
El Hadji Samba Ndiaye, Professeur assimilé de droit privé Agrégé des Facultés de droit, UCAD
Ibra Pouye, contrôleur des finances publiques, Paris
Moulaye Touré, Inspecteur des finances publiques, Paris
Medoune Mouhamad Seck, Professeur d’économie, Montréal
Mouhamed Abdallah Ly, sociolinguiste, IFAN
Mouhammad Ba, Économiste, Saint-Louis
Dr Momath Ndiaye, Maitre de conférences titulaire en droit privé, ESP/UCAD.
Dr. Lamine BADJI, Enseignant chercheur en droit privé, université Assane seck de Ziguinchor
Mamadou Diallo, Historien, Berlin
Gilles Eric Foadey, Traducteur-Interprète Consultant média, Johannesburg/Addis-Abeba
Lamine Dingass Diédhiou, sociologue, Canada
Dr Mohamed Lamine Ly, médecin, Dakar
Dr Mamadou Makhtar Ndiaye, médecin, Dakar
Pape Alioune Cissé, Interprète, Thiès
Demba Ndiaye, journaliste, Dakar
Mahamadou Lamine Sagna, Enseignant-chercheur, USA
Alymana Bathily, Consultant média, Dakar
Antoine Moïse, Retraité, Canada
Fodé Roland Diagne, Thiès
Chérif Sèye, Ingénieur, Dakar
Demba Moussa Dembélé, Dakar
Aly Ndiaye, Paris
Abdou Karim Ndiaye, Conseiller départemental, Mbour
Mountakha Gueye, professeur d’histoire-géographie au Lycée Ahmadou Ndack Seck de Thiès, Membre du Moncap (Commission Éducation nationale)
Ndèye Marième Ly Niang, Directrice pôle insertion, Association AAPISE, Paris
Dr Mamadou Cissé, Docteur en physique | Manager de laboratoire dans le secteur de l’énergie, commissaire scientifique hydraulique du Moncap
Amdy Saware, Ingénieur informatique, Dakar
Boubacar Diallo, Consultant en stratégie IA et formateur en IA, Paris, France
Pr Boubacar Camara, Maître de Conférences, UASZ
Dr Gorgui Diouf, PES en Techniques agricoles
Djibril Diouf, Maître de conférences titulaire, Université Cheikh Anta Diop, Dakar
Fatoumata Zahra Diankha, Technicienne supérieure
Arfang Ousmane Kémo Goudiaby, Maître de conférences assimilé, USSEIN
Joseph Tavarès Da Souza, Paysagiste DPLG à la retraite
Mamadou Mao Wane, Sociologue
Dr Nouha Sonko, Médecin, Dakar
Dr Elhadj Thierno Mbengue, Gynécologue Obstétricien, spécialiste de Santé publique, Dakar
Dr Seydi Mansour Sy Seck, UCAD/FST
Mamadou Yéro Balde, Maître de Conférences titulaire, UCAD
El Hadji Omar Thiam, Professeur assimilé, FLSH, UCAD
Mor Dieye, Professeur assimilé, EBAD, UCAD
Souleymane Gomis, Professeur titulaire, FLSH, UCAD
Mamadou Kabirou Gano, Maître de conférences titulaire à la retraite, FASTEF, UCAD
Mohamed Lat Sack Diop, MCF Titulaire à l’UCAD
Babacar Faye, Enseignant-chercheur, Université Amadou Mahtar Mbow de Diamniadio
Raul Manga, Fonctionnaire, Canada
Oumar Dia, Maître de conférences titulaire, FLSH, UCAD
Rama Ndiaye, élève-professeur, FASTEF, UCAD
Pape Nfally Sonko, Ingénieur informaticien, France
Aly Sambou, Professeur assimilé, UGB
Thierno Guèye, Maître de conférences assimilé, FASTEF, UCAD
Idrissa Mané, anthropologue, Paris
Boubacar Kanté, Professeur assimilé, FSJP, UCAD
Elhadji Babacar Ly, Professeur titulaire, Université Gaston Berger
Ibrahima Bao, Professeur assimilé, UGB
Ansoumana Bodian, Professeur assimilé, UGB
Omar Diop, Maître de conférences titulaire, UGB
Lamine Sambou, Maître de conférences assimilé
Khalifa Bodian, Maître de conférences titulaire, UGB
Abdoul Aziz Diouf, professeur titulaire, agrégé en droit privé, FSJP/UCAD
Dr Abdoulaye Djidiack Sarr, Responsable pédagogique des CPGE, Thiès
Baba Fall, Enseignant-chercheur, IDHP, UCAD
Blondin Cissé, enseignant-chercheur, UGB
Ndeye Nattou Sadji, Professeur de philosophie, LSMC, Dakar
François Xavier Biagui, Entrepreneur, Ziguinchor
Ousmane Mané, Assistant en droit public, UCAD
Dr Alexandre Mapal Sambou, Maître de conférences assimilé, UNCHK
Dr Pape Fodé Kanté, Maître de conférences assimilé en droit public, UGB
Samba Dabo, Maître de conférences titulaire, FSJP, UCAD
Pape Abdoulaye Diaw, Prof. Assimilé Chimie, UADB
Christian Ousmane Ciss, Maître de conférences titulaire, FSJP, UCAD
Abdoulaye Diène, Activiste
Abdoulaye Issa Ndiaye, entrepreneur
Fatou Maly Ndiaye, Caissière
Omar Malick Ndiaye, étudiant
Alioune Badara Mboup, Professeur assimilé à l’ESP/UCAD
Aissatou Dia, vendeuse en pharmacie, Dakar
Alioune Thiongane, Professeur titulaire, FMPO, UCAD
Adama Diouf, Professeur de philosophie à la retraite, Ziguinchor
Thomas Diatta, Maître de conférences titulaire, UASZ
Christian Abadioko Sambou, Maître de conférences assimilé, UNCHK
Aliou Ndiaye, Professeur assimilé, FST, UCAD
Dr Lamine Diamé, UCAD/FST
Daouda Ngom, Professeur titulaire des Universités, UCAD
Kodé Fall, Ingénieur, Dakar
Abdoulaye Diouf, Ingénieur en statistique et informatique décisionnelle, Dakar
Sékou Walissan Coly, Inspecteur de l’enseignement, Ziguinchor
Amadou Becaye Gaye, Auditeur et Contrôleur de Gestion, Keur Massar
Coumba Ndiaye, Financier, Dakar
Sara Keita, Expert fiscal, Keur Damel, Dakar
Mhamed Fadel Bakhoum, Cadre des assurances / Agent général, Dakar
Ibrahima Diaby Gassama, Ingénieur, MBA, Montréal
Abdoulaye Thiaw, Coordinateur de Projets, Dieuppeul 2
Elhadji Oumar Gueye, Professeur, Louga
Meissa Babou, Enseignant, Dakar
Ousseynou Ndiaye, Instituteur, Mbour
Mame Mor Mbaye, Dirigeant d’entreprise, Dakar
Abdoulaye Diouf, Professeur, Baback Sérère
Ousseynou Ngom, enseignant, Mbour
Ibrahima Maré, Enseignant, Dakar
Mamadou Lamine Coulibaly, Enseignant-chercheur, Maître de Conférences Titulaire, Université Gaston Berger de Saint-Louis, Saint-Louis
Birame Dieng, Professeur, Gambie
Bara Diedhiou, Animateur de radio communautaire, Bignona
Ehadji Ch Youssoufa Badji, Informaticien, Spécialiste en EdTech, Dakar
Aminata Ba, Cadre financier, Mamelles
Macoumba Ndiaye, Analyste, Dakar
Ibrahima Mbengue, Sociologue, Dakar
Ndickou Niang, Régie avances et recettes, CDEF, France
Amadou Dieng, Enseignant, Sacré-Cœur
Benoît Tine, Enseignant-chercheur, Ziguinchor
Mamour Dione, Professeur, Keur Massar
Mamadou Néma Djiba, Cadre de banque, Dakar
Babacar Ndiaye, Professeur, Dakar HLM FASS villa n°125
Serigne Mbacké Sakho, Ingénieur Génie Civil spécialisé en Management des infrastructures publiques, Dakar – Hann Maristes
Nafi Thioune, Cadre dans les Télécoms, Rosny-sous-Bois
Habibou Badji, Enseignant, Dakar
Mor Thiam Badiane, Professeur d’anglais, Diender
Rokhaya Diop, Comptable, Bordeaux, France
Abdoul Karim Mbodj, Enseignant-Chercheur, UGB, Sokone, Foundiougne, Fatick
Cheikh Kassé, Enseignant d’université, Popenguine / Mbour
Bocar Kane, Directeur technique de la plateforme d’exploration fonctionnelle, enseignant à la faculté de médecine de Strasbourg, Strasbourg
Dr Mamadou Seydou Ba, Enseignant-Vacataire, UFR ST – UASZ, Ziguinchor
Absou Faye, Professeur, Ndiaffate
Mapate Seck, Professeur en sciences et techniques industrielles, Keur Mbaye Fall (Dakar)
Alpha Ba, Enseignant-chercheur, Dakar
Dr Papa Niane Faye, Consultant en Assurance Qualité et Contrôle Qualité (QA/QC) – BTP, Agadez, Niger
Amath Faye, Chargé de Mission, Sénégal
Mahawa Ndiaye, Ingénieur Télécom, Zac Mbao
Serigne Modou Ndiaye, Informaticien, Almadies 2, Rufisque
Aliou Sané, Agent de banque, Dakar
Ousmane Wade, Agent Commercial, Dakar
Amadou Ly, MCA Strategie & Media
Dr Mamadou Coulibaly, Enseignant-chercheur, Professeur au CPGE
Mamadou Sy, Professeur-Doctorant en Philosophie,
Aidy Robert Diatta, Professeur, Ziguinchor
Mbaye Diagne MBAYE, Enseignant chercheur UASZ
Diodio MBODJ, Ingénieure en informatique, Mbao
Mamadou Thior, Enseignant-chercheur, Dakar
Dr. Lamine BADJI, Enseignant-chercheur en droit privé, UASZ
Abdoulaye DIOUF, Professeur assimilé, UCAD
Dr. Ismaila FALL, Chimiste, Espagne
Momath NDIAYE, Maître de conférences titulaire en droit privé, ESP, UCAD
Dr. Lamine DIAME, FST, UCAD



























