La dette cachée ne doit pas devenir la dette du peuple

Xalima
By
Xalima
21 Min Read

Le président doit expliquer au peuple en quoi l’accord négocié avec le FMI demeure compatible avec le mandat souverainiste reçu en mars 2024. Le Sénégal a besoin d’un débat national et citoyen sur sa dette, sur son traitement…

Le Sénégal traverse une crise de la dette d’une gravité exceptionnelle. La nier serait irresponsable. Mais reconnaître cette réalité ne signifie pas accepter comme inévitable la réponse qui vient d’être négociée avec le Fonds monétaire international (FMI).

Le 1ᵉʳ septembre 2026, les autorités sénégalaises et le FMI ont annoncé un accord au niveau des services sur un programme de trente-six mois d’environ 2,2 milliards de dollars. Cet accord marque moins une nouveauté qu’un retour : le FMI avait accordé au Sénégal, en 2023, un programme d’environ 1,8 milliard de dollars au titre de la facilité élargie de crédit ; il a été suspendu dès la révélation des irrégularités comptables, laissant le pays vingt-deux mois sans programme actif, et l’accord du 1ᵉʳ septembre 2026 reste d’ailleurs conditionné à l’obtention d’une dérogation du FMI pour les données erronées transmises par le passé. Le gouvernement a simultanément lancé son Plan de traitement de la dette du Sénégal (PTDS) et annoncé son intention de recourir au Cadre commun pour les traitements de dette au-delà de l’Initiative de suspension du service de la dette (Common Framework for Debt Treatments beyond the DSSI) communément appelé « Cadre commun du G20 pour le traitement de la dette ». Ces décisions engageront pour plusieurs années notre politique fiscale, nos dépenses publiques, le financement des services sociaux et, plus fondamentalement, notre modèle de développement.

Nous sommes opposés à l’accord qui se dessine parce qu’une décision d’une telle portée ne peut être prise sans que ses conditions soient intégralement connues et débattues. Nous demandons qu’aucun engagement définitif ne soit pris avant un débat parlementaire et citoyen.

Monsieur le président, le mandat du 24 mars 2024 était un mandat de souveraineté

Le président Bassirou Diomaye Faye n’a pas été élu sur un programme d’ajustement orthodoxe, mais sur un projet intitulé « Pour un Sénégal souverain, juste et prospère », qui revendiquait la réappropriation des souverainetés économique, fiscale, énergétique et alimentaire. Ce mandat ne disparaît pas lorsque survient une crise budgétaire : il devient au contraire plus exigeant lorsque les contraintes se resserrent. Le président doit expliquer au peuple en quoi l’accord négocié avec le FMI demeure compatible avec le mandat souverainiste reçu en mars 2024, d’autant que l’exécutif ne peut présumer que ses orientations économiques disposent mécaniquement de l’assentiment de la majorité parlementaire issue du suffrage universel. Lorsqu’un programme engage pour plusieurs années les politiques économiques et sociales du pays, l’Assemblée nationale doit en débattre et se prononcer. Mais le Parlement ne suffit pas : le Sénégal a besoin d’un débat national et citoyen sur sa dette, sur son traitement, et sur les limites qu’il entend opposer aux conditionnalités extérieures.

Une dette cachée ne peut devenir une facture présentée au peuple

Les travaux de la Cour des comptes ont établi que, pendant plusieurs années, des emprunts et des dépenses considérables ont échappé au circuit budgétaire normal, et que les déficits et l’endettement réels étaient très supérieurs à ceux officiellement présentés aux Sénégalais, au Parlement et aux partenaires du pays. Nous ne sommes donc pas devant un pays qui aurait collectivement vécu au-dessus de ses moyens et auquel on présenterait aujourd’hui l’addition : une partie de cette dette a été contractée dans des conditions qui ont soustrait des engagements considérables à la connaissance des citoyens et au contrôle parlementaire. La continuité des obligations de l’État ne saurait abolir l’exigence de justice dans la répartition du coût de la crise. Avant de demander des sacrifices à la population, il faut établir qui a emprunté, auprès de qui, à quelles conditions, pour financer quoi. Une dette dissimulée au peuple ne peut simplement devenir une facture présentée au peuple.

Ce que d’autres expériences africaines et sud-américaines nous enseignent

L’expérience d’autres pays montre combien la dissimulation d’une partie de la dette publique peut être lourde de conséquences. Au Mozambique, entre 2013 et 2016, le gouvernement a contracté secrètement plus de deux milliards de dollars d’emprunts garantis par l’État au profit de sociétés paraétatiques, sans en informer ni le Parlement ni le FMI. Leur révélation a provoqué l’effondrement du metical, la suspension de l’aide internationale, et une décennie de restructuration payée par une population qui n’avait rien emprunté ; il aura fallu près de dix ans pour qu’un tribunal, à Londres puis à Maputo, établisse les responsabilités. C’est le miroir de ce qui pourrait attendre le Sénégal si l’établissement des responsabilités est sacrifié à l’urgence du traitement financier.

À l’inverse, l’Équateur offre un précédent de méthode : en 2008, une Commission d’audit intégral du crédit public a examiné la dette publique et permis à l’État de suspendre le paiement de la part jugée illégitime, avant de la racheter à 35 % de sa valeur nominale sur les marchés secondaires. L’audit préalable, loin d’être un obstacle à la négociation, en a été le levier.

Enfin, le Ghana et la Zambie, passés récemment par le Cadre commun du G20 que Dakar s’apprête à solliciter, montrent qu’entre l’annonce d’un accord et la restructuration effective, il s’écoule souvent plusieurs années pendant lesquelles l’austérité budgétaire s’applique déjà, sans que l’allègement promis soit encore au rendez-vous. C’est un avertissement : sans calendrier clair et sans contribution substantielle des créanciers dès le départ, le Sénégal risque de payer le prix de l’ajustement avant même d’en récolter les hypothétiques bénéfices.

Des responsabilités nationales, mais aussi un échec de la surveillance

La responsabilité première de la dissimulation appartient à ceux qui avaient la charge des finances publiques. Mais elle n’épuise pas le problème. Pendant que s’accumulaient ces engagements, le Sénégal était soumis aux mécanismes de surveillance de l’UEMOA, de la BCEAO et du FMI. Le programme du FMI de 2023 comportait déjà des objectifs sur le solde primaire, les recettes fiscales, l’endettement, et des mécanismes détaillés de transmission d’informations. Pourtant, l’ampleur réelle de la dette n’a pas été détectée. Il serait abusif d’en déduire que les institutions internationales connaissaient les engagements dissimulés ; il est en revanche légitime de constater que le système de surveillance a échoué à les révéler, et les créanciers doivent eux aussi expliquer les diligences accomplies lors de l’octroi de certains financements.

Traiter la dette, mais au bénéfice de qui ?

Le poids du service de la dette menace les capacités d’action de l’État. Nous ne défendons ni le statu quo ni le déni. Mais entre reconnaître la nécessité de traiter la dette et accepter les conditions de ce traitement, il existe tout l’espace du choix politique. Rééchelonner les paiements, négocier les taux et les maturités, déterminer une trajectoire de déficit sont des décisions qui déterminent qui supportera l’effort, et pendant combien de temps. Avant tout engagement, les Sénégalais doivent savoir ce que recouvrent aujourd’hui les expressions « mobilisation des ressources intérieures », « rationalisation des dépenses » et « supervision renforcée des entreprises publiques ». C’est cela, bien davantage que le montant annoncé de 2,2 milliards de dollars, qui constitue le véritable contenu économique de l’accord.

Ceux qui n’ont rien caché ne doivent pas être les premiers à payer

Les travailleurs, les paysans, les jeunes, les retraités, les petites entreprises, les classes populaires et moyennes ne doivent pas payer en premier une dette qu’ils n’ont ni contractée ni dissimulée. Des recettes supplémentaires peuvent être nécessaires, mais toutes ne se valent pas : réduire les privilèges fiscaux injustifiés et faire davantage contribuer les hauts revenus et les profits exceptionnels n’a pas la même signification qu’une hausse de la fiscalité indirecte pesant sur la consommation. Combattre les gaspillages est nécessaire, mais l’école, l’hôpital, la protection sociale et l’investissement productif ne peuvent devenir les variables d’ajustement du remboursement de la dette. Nous acceptons la nécessité de traiter la dette ; nous refusons que son traitement devienne celui du peuple sénégalais.

Redresser pour transformer, non ajuster pour rembourser

La crise ne doit pas conduire le Sénégal à abandonner l’ambition de mobiliser ses ressources intérieures, son épargne nationale et celle de sa diaspora, de mieux valoriser ses ressources naturelles et de transformer son appareil productif pour réduire sa dépendance extérieure. La crédibilité financière est nécessaire, mais elle ne doit pas devenir synonyme de docilité économique. Il faut redresser les finances publiques pour transformer le Sénégal, et non ajuster le Sénégal pour rembourser ses créanciers.

Avant tout engagement définitif : débat parlementaire et débat citoyen

L’accord du 1ᵉʳ septembre 2026 n’est encore qu’un accord au niveau des services. Il existe donc un espace démocratique avant son approbation définitive. Ce débat doit être précédé de la publication du contenu des engagements négociés, de la cartographie des créances concernées, et d’une évaluation des conséquences fiscales, budgétaires et sociales du programme. Nous exigeons une contribution substantielle des créanciers, la garantie des besoins fondamentaux de la population, la protection des entreprises publiques stratégiques, une fiscalité fondée sur la justice sociale et l’établissement des responsabilités dans la constitution et la dissimulation de la dette.

La souveraineté ne consiste pas à nier les contraintes financières ni à refuser toute négociation. Elle consiste à conserver, jusque dans la crise, le droit de déterminer collectivement qui contribue, ce que l’on protège et dans quelle direction on conduit le pays.
En mars 2024, les Sénégalais ont choisi un projet qui leur promettait souveraineté, justice et prospérité. La crise de la dette ne peut effacer ce mandat populaire. Nous appelons les députés, les organisations syndicales et professionnelles, les universitaires, chercheurs, travailleurs, paysans, entrepreneurs, artistes, organisations de la société civile, forces politiques et citoyens à exiger qu’aucun engagement définitif ne soit pris avant que les termes réels du programme soient connus et démocratiquement débattus. Le redressement est nécessaire, mais il doit rester sénégalais dans sa décision, social dans la répartition de l’effort et souverain dans sa finalité.

Ont signé :

Félix Atchadé, Médecin

Dr Amy Cissé, économiste, Dakar

Youssouph Mbargane Guissé, anthropologue, IFAN

Cathy Camara, Ménagère

Guy Marius Sagna, député, Frapp et Pastef

Viye Diba, Artiste, Dakar

Amadou Ba Babo, économiste, Moncap

Codou BEYE, Retraitée, Dakar

Pierre Sané, Ancien SG Amnesty International, ancien Sous-directeur Unesco, Dakar

Dr Papa Makhtar Dramé, Translational Science Leader, USA

Abdourahmane Seck, anthropologue, GAEC

Anne Marie Mbengue Sèye, Experte en financement de la santé, Dakar

Boury Diakhaté, journaliste, Xalaat TV

Maître Pape Kanté, avocat, Canada

Macky Madiba Sylla, Cinéaste, Musicien, Dakar

Arame Gassama, Docteure ès Sciences économiques et de gestion, USA

Doudou Diop, botaniste, IFAN

Mame Penda Ba, Professeure assimilée, UGB

Ousmane Sanè Balama, juriste consultant international, Ziguinchor

Amy Niang, Enseignante-chercheure, UAE

Thierno Ly, Professeur assimilé, UCAD

Marie Diop, Commerçante, Dakar

Gnanbi Sonko, Consultant en Planification et Évaluation de politiques publiques

Gora Seck, Enseignant-Chercheur, UGB

Seynabou Sougoufara, entomologiste médicale, UK

Dr. Lamine Diamé, UCAD/FST

Lamine Bodian, linguiste, UCAD

Moussa Coulibaly, sociolinguiste, UASZ

Moussa Sagna, enseignant-chercheur, UCAD

Abdoulaye Ndoye, statisticien, professeur de mathématiques à Créteil

El Hadji Samba Ndiaye, Professeur assimilé de droit privé Agrégé des Facultés de droit, UCAD

Ibra Pouye, contrôleur des finances publiques, Paris

Moulaye Touré, Inspecteur des finances publiques, Paris

Medoune Mouhamad Seck, Professeur d’économie, Montréal

Mouhamed Abdallah Ly, sociolinguiste, IFAN

Mouhammad Ba, Économiste, Saint-Louis

Dr Momath Ndiaye, Maitre de conférences titulaire en droit privé, ESP/UCAD.

Dr. Lamine BADJI, Enseignant chercheur en droit privé, université Assane seck de Ziguinchor

Mamadou Diallo, Historien, Berlin

Gilles Eric Foadey, Traducteur-Interprète Consultant média, Johannesburg/Addis-Abeba

Lamine Dingass Diédhiou, sociologue, Canada

Dr Mohamed Lamine Ly, médecin, Dakar

Dr Mamadou Makhtar Ndiaye, médecin, Dakar

Pape Alioune Cissé, Interprète, Thiès

Demba Ndiaye, journaliste, Dakar

Mahamadou Lamine Sagna, Enseignant-chercheur, USA

Alymana Bathily, Consultant média, Dakar

Antoine Moïse, Retraité, Canada

Fodé Roland Diagne, Thiès

Chérif Sèye, Ingénieur, Dakar

Demba Moussa Dembélé, Dakar

Aly Ndiaye, Paris

Abdou Karim Ndiaye, Conseiller départemental, Mbour

Mountakha Gueye, professeur d’histoire-géographie au Lycée Ahmadou Ndack Seck de Thiès, Membre du Moncap (Commission  Éducation nationale)

Ndèye Marième Ly Niang, Directrice pôle insertion, Association AAPISE, Paris

Dr Mamadou Cissé, Docteur en physique | Manager de laboratoire dans le secteur de l’énergie, commissaire scientifique hydraulique du Moncap

Amdy Saware, Ingénieur informatique, Dakar

Boubacar Diallo, Consultant en stratégie IA et formateur en IA, Paris, France

Pr Boubacar Camara, Maître de Conférences, UASZ

Dr Gorgui Diouf, PES en Techniques agricoles

Djibril Diouf, Maître de conférences titulaire, Université Cheikh Anta Diop, Dakar

Fatoumata Zahra Diankha, Technicienne supérieure

Arfang Ousmane Kémo Goudiaby, Maître de conférences assimilé, USSEIN

Joseph Tavarès Da Souza, Paysagiste DPLG à la retraite

Mamadou Mao Wane, Sociologue

Dr Nouha Sonko, Médecin, Dakar

Dr Elhadj Thierno Mbengue, Gynécologue Obstétricien, spécialiste de Santé publique, Dakar

Dr Seydi Mansour Sy Seck, UCAD/FST

Mamadou Yéro Balde, Maître de Conférences titulaire, UCAD

El Hadji Omar Thiam, Professeur assimilé, FLSH, UCAD

Mor Dieye, Professeur assimilé, EBAD, UCAD

Souleymane Gomis, Professeur titulaire, FLSH, UCAD

Mamadou Kabirou Gano, Maître de conférences titulaire à la retraite, FASTEF, UCAD

Mohamed Lat Sack Diop, MCF Titulaire à l’UCAD

Babacar Faye, Enseignant-chercheur, Université Amadou Mahtar Mbow de Diamniadio

Raul Manga, Fonctionnaire, Canada

Oumar Dia, Maître de conférences titulaire, FLSH, UCAD

Rama Ndiaye, élève-professeur, FASTEF, UCAD

Pape Nfally Sonko, Ingénieur informaticien, France

Aly Sambou, Professeur assimilé, UGB

Thierno Guèye, Maître de conférences assimilé, FASTEF, UCAD

Idrissa Mané, anthropologue, Paris

Boubacar Kanté, Professeur assimilé, FSJP, UCAD

Elhadji Babacar Ly, Professeur titulaire, Université Gaston Berger

Ibrahima Bao, Professeur assimilé, UGB

Ansoumana Bodian, Professeur assimilé, UGB

Omar Diop, Maître de conférences titulaire, UGB

Lamine Sambou, Maître de conférences assimilé

Khalifa Bodian, Maître de conférences titulaire, UGB

Abdoul Aziz Diouf, professeur titulaire, agrégé en droit privé, FSJP/UCAD

Dr Abdoulaye Djidiack Sarr, Responsable pédagogique des CPGE, Thiès

Baba Fall, Enseignant-chercheur, IDHP, UCAD

Blondin Cissé, enseignant-chercheur, UGB

Ndeye Nattou Sadji, Professeur de philosophie, LSMC, Dakar

François Xavier Biagui, Entrepreneur, Ziguinchor

Ousmane Mané, Assistant en droit public, UCAD

Dr Alexandre Mapal Sambou, Maître de conférences assimilé, UNCHK

Dr Pape Fodé Kanté, Maître de conférences assimilé en droit public, UGB

Samba Dabo, Maître de conférences titulaire, FSJP, UCAD

Pape Abdoulaye Diaw, Prof. Assimilé Chimie, UADB

Christian Ousmane Ciss, Maître de conférences titulaire, FSJP, UCAD

Abdoulaye Diène, Activiste

Abdoulaye Issa Ndiaye, entrepreneur

Fatou Maly Ndiaye, Caissière

Omar Malick Ndiaye, étudiant

Alioune Badara Mboup, Professeur assimilé à l’ESP/UCAD

Aissatou Dia, vendeuse en pharmacie, Dakar

Alioune Thiongane, Professeur titulaire, FMPO, UCAD

Adama Diouf, Professeur de philosophie à la retraite, Ziguinchor

Thomas Diatta, Maître de conférences titulaire, UASZ

Christian Abadioko Sambou, Maître de conférences assimilé, UNCHK

Aliou Ndiaye, Professeur assimilé, FST, UCAD

Dr Lamine Diamé, UCAD/FST

Daouda Ngom, Professeur titulaire des Universités, UCAD

Kodé Fall, Ingénieur, Dakar

Abdoulaye Diouf, Ingénieur en statistique et informatique décisionnelle, Dakar

Sékou Walissan Coly, Inspecteur de l’enseignement, Ziguinchor

Amadou Becaye Gaye, Auditeur et Contrôleur de Gestion, Keur Massar

Coumba Ndiaye, Financier, Dakar

Sara Keita, Expert fiscal, Keur Damel, Dakar

Mhamed Fadel Bakhoum, Cadre des assurances / Agent général, Dakar

Ibrahima Diaby Gassama, Ingénieur, MBA, Montréal

Abdoulaye Thiaw, Coordinateur de Projets, Dieuppeul 2

Elhadji Oumar Gueye, Professeur, Louga

Meissa Babou, Enseignant, Dakar

Ousseynou Ndiaye, Instituteur, Mbour

Mame Mor Mbaye, Dirigeant d’entreprise, Dakar

Abdoulaye Diouf, Professeur, Baback Sérère

Ousseynou Ngom, enseignant, Mbour

Ibrahima Maré, Enseignant, Dakar

Mamadou Lamine Coulibaly, Enseignant-chercheur, Maître de Conférences Titulaire, Université Gaston Berger de Saint-Louis, Saint-Louis

Birame Dieng, Professeur, Gambie

Bara Diedhiou, Animateur de radio communautaire, Bignona

Ehadji Ch Youssoufa Badji, Informaticien, Spécialiste en EdTech, Dakar

Aminata Ba, Cadre financier, Mamelles

Macoumba Ndiaye, Analyste, Dakar

Ibrahima Mbengue, Sociologue, Dakar

Ndickou Niang, Régie avances et recettes, CDEF, France

Amadou Dieng, Enseignant, Sacré-Cœur

Benoît Tine, Enseignant-chercheur, Ziguinchor

Mamour Dione, Professeur, Keur Massar

Mamadou Néma Djiba, Cadre de banque, Dakar

Babacar Ndiaye, Professeur, Dakar HLM FASS villa n°125

Serigne Mbacké Sakho, Ingénieur Génie Civil spécialisé en Management des infrastructures publiques, Dakar – Hann Maristes

Nafi Thioune, Cadre dans les Télécoms, Rosny-sous-Bois

Habibou Badji, Enseignant, Dakar

Mor Thiam Badiane, Professeur d’anglais, Diender

Rokhaya Diop, Comptable, Bordeaux, France

Abdoul Karim Mbodj, Enseignant-Chercheur, UGB, Sokone, Foundiougne, Fatick

Cheikh Kassé, Enseignant d’université, Popenguine / Mbour

Bocar Kane, Directeur technique de la plateforme d’exploration fonctionnelle, enseignant à la faculté de médecine de Strasbourg, Strasbourg

Dr Mamadou Seydou Ba, Enseignant-Vacataire, UFR ST – UASZ, Ziguinchor

Absou Faye, Professeur, Ndiaffate

Mapate Seck, Professeur en sciences et techniques industrielles, Keur Mbaye Fall (Dakar)

Alpha Ba, Enseignant-chercheur, Dakar

Dr Papa Niane Faye, Consultant en Assurance Qualité et Contrôle Qualité (QA/QC) – BTP, Agadez, Niger

Amath Faye, Chargé de Mission, Sénégal

Mahawa Ndiaye, Ingénieur Télécom, Zac Mbao

Serigne Modou Ndiaye, Informaticien, Almadies 2, Rufisque

Aliou Sané, Agent de banque, Dakar

Ousmane Wade, Agent Commercial, Dakar

Amadou Ly, MCA Strategie & Media

Dr Mamadou Coulibaly, Enseignant-chercheur, Professeur au CPGE

Mamadou Sy, Professeur-Doctorant en Philosophie,

Aidy Robert Diatta, Professeur, Ziguinchor

Mbaye Diagne MBAYE, Enseignant chercheur UASZ

Diodio MBODJ, Ingénieure en informatique, Mbao

Mamadou Thior, Enseignant-chercheur, Dakar

Dr. Lamine BADJI, Enseignant-chercheur en droit privé, UASZ

Abdoulaye DIOUF, Professeur assimilé, UCAD

Dr. Ismaila FALL, Chimiste, Espagne

Momath NDIAYE, Maître de conférences titulaire en droit privé, ESP, UCAD

Dr. Lamine DIAME, FST, UCAD

Share This Article
Leave a Comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *