XALIMANEWS: La rencontre entre le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô et les représentants du secteur privé, tenue à la veille, ouvre une nouvelle séquence dans les relations entre l’État et le patronat. Dans un contexte marqué par le poids de la dette publique et les difficultés rencontrées par plusieurs entreprises, le gouvernement entend faire du secteur privé un acteur central de la relance économique.
Au lendemain de cette rencontre, plusieurs journaux mettent en avant la volonté affichée par les pouvoirs publics d’instaurer un dialogue plus permanent avec les acteurs économiques.
Selon les comptes rendus de la presse, les échanges ont principalement porté sur l’apurement de la dette intérieure, le contenu local, la commande publique, le patriotisme économique ainsi que la réforme du cadre de l’investissement.
Le patronat a, de son côté, demandé davantage de garanties en faveur des entreprises à capitaux sénégalais et appelé le gouvernement à prendre des mesures concrètes pour soutenir l’activité économique. La question de la pression fiscale a également été soulevée, alors qu’un recensement des entreprises en difficulté est annoncé.
DEPECHES
Le privé au cœur de la relance
Lors de cette rencontre, le chef du gouvernement a présenté plusieurs orientations s’inscrivant dans la vision « Sénégal 2050 ». L’objectif affiché est de renforcer le rôle du secteur privé dans la création de richesses, l’investissement et la croissance.
Parmi les priorités évoquées figurent notamment l’apurement des engagements de l’État envers les entreprises, le renforcement des fonds propres et la mise en œuvre de réformes institutionnelles destinées à améliorer l’environnement des affaires.
Ahmadou Al Aminou Lô a également défendu une nouvelle conception du rôle de l’État dans l’économie. Selon lui, l’État « n’a ni la vocation, ni les moyens de se substituer à l’initiative privée ». Il doit plutôt agir comme un « État stratège ».
Le Premier ministre estime par ailleurs que la transformation structurelle de l’économie sénégalaise ne pourra pas reposer uniquement sur l’action publique. Elle devra, selon lui, s’appuyer en priorité sur l’initiative privée.
Vers un nouveau dialogue avec le patronat
Cette rencontre intervient alors que les entreprises réclament davantage de visibilité et de garanties dans leurs relations avec l’administration publique. Le gouvernement entend ainsi instaurer un dialogue permanent avec le secteur privé afin d’identifier les difficultés et de suivre la mise en œuvre des engagements pris.
Au-delà de l’apurement de la dette intérieure, l’enjeu est également de favoriser une économie davantage productive et industrialisée, capable de créer plus de valeur ajoutée au niveau national.
À travers cette nouvelle approche, l’Exécutif veut encourager une plus grande implication du secteur privé dans la transformation économique du Sénégal, conformément aux orientations du référentiel « Sénégal 2050 ».
PIDvito


























