L’ancien patron de PETROSEN s’appuie notamment sur le décret n°2026-680 du 18 mars 2026, portant découpage et nomenclature des blocs du bassin sédimentaire sénégalais. Il relève que l’article 4 précise que la liste des blocs et leur nomenclature, jointe en annexe, « fait partie intégrante » du décret.
Le SN07M au cœur des interrogations
Dans l’Annexe 1, le bloc SN07M (COP-1) apparaît dans la zone maritime avec une superficie de 3 181 km². L’Annexe 2 précise les coordonnées géographiques correspondant à ce bloc.
C’est sur ces coordonnées que Alioune Guèye fonde une partie de son argumentaire. Selon lui, leur comparaison avec celles du périmètre de Yakaar-Teranga définies dans le décret n°2024-713 du 13 mars 2024 révèle une correspondance très importante.
L’ancien DG de PETROSEN évoque ainsi une « identité géométrique » entre les périmètres, et non une simple proximité géographique.
Des documents officiels au centre du débat
Cette lecture entre en contradiction avec la position actuellement défendue par le ministère, selon laquelle le périmètre de Yakaar-Teranga porte désormais la référence SN08M et le SN07M, inclus dans le protocole d’accord avec Eni, n’aurait aucun lien avec les découvertes.
Alioune Guèye estime dès lors que le débat doit être examiné à partir des textes juridiques et des coordonnées officielles, plutôt qu’à travers des affirmations générales.
La question soulevée est donc celle de la cohérence entre les différents documents produits par l’État au fil des années. Si les coordonnées du SN07M correspondent effectivement au périmètre précédemment attribué à Yakaar-Teranga, il appartient aux autorités d’expliquer comment cette distinction entre les deux blocs est aujourd’hui établie.
Une demande de clarification
À travers sa réaction, Alioune Guèye demande en substance que les autorités apportent des explications précises sur la délimitation des blocs et sur l’évolution de leur nomenclature.
Le dossier Yakaar-Teranga reste ainsi au cœur d’un débat à la fois technique, juridique et politique. D’un côté, le ministère affirme que le protocole avec Eni ne concerne pas les découvertes de Yakaar-Teranga. De l’autre, Alioune Guèye oppose à cette lecture les coordonnées et les annexes des décrets officiels.
La clarification de la délimitation exacte des blocs apparaît dès lors comme un élément central pour comprendre les enjeux du protocole d’accord et mettre fin aux controverses autour de Yakaar-Teranga.





























