Un nouvel épisode tendu vient marquer le paysage politico-médiatique sénégalais. Cette fois, c’est l’ancien maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, qui est au cœur d’un échange à distance avec le journaliste Cheikh Yérim Seck, à la suite de propos tenus par ce dernier lors de l’émission MNF (Maïmouna Ndour Faye), diffusée récemment.
Selon une déclaration publiée par Mamadou Leopold Mbaye, proche de Khalifa Sall, le journaliste aurait tenu à l’antenne des propos jugés « mensongers » et « malveillants » à l’encontre du président du mouvement Taxawu Sénégal. Le communiqué accuse Cheikh Yérim Seck de relayer « des contre-vérités » sans fondement, visant à nuire à l’image de Khalifa Sall, sans se baser sur des faits ou une enquête rigoureuse.
Une tentative de droit de réponse refusée
Toujours selon Mamadou Leopold Mbaye, Khalifa Sall, informé des déclarations du journaliste, aurait immédiatement pris contact avec la journaliste Maïmouna Ndour Faye, afin d’exercer son droit de réponse, comme il l’avait fait précédemment dans une émission avec Cheikh Ahmed Tidiane Youm. Mais cette fois, on lui aurait signifié que l’émission avait été préenregistrée hors du pays, et ne pouvait donc faire l’objet d’un droit de réponse en direct.
Khalifa Sall aurait ensuite sollicité le numéro personnel de Cheikh Yérim Seck, dans l’espoir de le contacter directement par appels et messages. En vain. « Ce dernier n’a jamais décroché, ni répondu », affirme le communiqué.
Une accusation de fuite et de manque de courage
Pour Mamadou Leopold Mbaye, cette absence de réaction du journaliste confirme un comportement qu’il qualifie de « fuite ». « Celui qui parle fort sur un plateau n’a pas eu le courage d’assumer ses propos face à la vérité », écrit-il. Et d’ajouter : « Cheikh Yérim Seck ne se contente pas de mentir, il fuit la confrontation directe. »
Le communiqué se conclut sur un appel aux proches du journaliste : « Rappelez-lui qu’un journaliste responsable assume ses propos », en rappelant qu’à défaut de courage pour répondre, « il aurait mieux valu garder le silence. »
Une tension politique persistante
Cette prise de parole intervient dans un contexte politique toujours polarisé, à quelques mois de l’éventuelle réorganisation des forces d’opposition en vue des prochaines élections. Khalifa Sall, régulièrement visé dans le débat public, semble vouloir répondre point par point à toute tentative de déstabilisation.
Cheikh Yérim Seck, souvent au cœur de polémiques, n’a pour l’heure pas réagi publiquement à cette nouvelle accusation. Il reste à voir s’il apportera des précisions ou maintiendra le silence face à ces interpellations directes.






























