Le député Amadou Ba s’en est pris violemment au journaliste et chroniqueur Cheikh Yerim Seck, l’accusant de promouvoir, sous couvert d’analyse économique, des logiques de blanchiment d’argent et de financement illicite de l’économie. Dans une déclaration publiée ce vendredi, l’élu dénonce ce qu’il considère comme une forme d’« apologie du crime financier », à travers les propos récents tenus par le journaliste.
Au cœur de la polémique, une déclaration attribuée à Cheikh Yerim Seck, selon laquelle même les États-Unis, lorsqu’ils sont en besoin de liquidités, laisseraient entrer des capitaux liés aux trafics de drogue pour alimenter leur économie. Une comparaison que le député juge « gravissime », estimant qu’elle vise à discréditer les efforts actuels de l’exécutif sénégalais en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux.
« Ce type d’argument alimente une banalisation dangereuse des circuits financiers criminels », écrit Amadou Ba, soulignant que cette posture s’oppose directement à la politique économique menée par le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko. Selon lui, l’ambition actuelle est de bâtir un secteur privé national fort, fondé sur l’économie réelle et non sur des fonds d’origine douteuse.
Le député insiste : « Le patriotisme économique du Gouvernement Pastef vise à créer des champions nationaux dans l’industrie, l’agriculture, les mines, le numérique, le BTP… capables demain de concurrencer les multinationales. » Et de rejeter toute légitimité à ce qu’il qualifie d’« oligarchie de l’argent sale ».
Au-delà de la polémique, l’élu appelle à une riposte politique et judiciaire face à ce qu’il désigne comme un « système d’opérateurs-prédateurs », qu’il accuse d’avoir prospéré durant les 12 années du régime de l’Alliance pour la République (APR). Il estime qu’il ne s’agit plus seulement d’un assainissement à opérer, mais d’un « démantèlement » en profondeur des réseaux économiques et politiques issus de cette période.
Cette sortie virulente reflète un climat politique toujours tendu, alors que le Sénégal entame une phase de transition économique et institutionnelle sous le nouveau régime. Contacté pour réagir, Cheikh Yerim Seck n’a pas encore répondu aux sollicitations.






























