Réuni le mercredi 1er octobre 2025 sous la présidence de Bassirou Diomaye Diakhar Faye, le Conseil des ministres a accordé une attention particulière à la rentrée scolaire imminente et à la réforme du système éducatif national. Le chef de l’État a réaffirmé sa volonté de faire de l’école un pilier de la transformation structurelle du pays.
Prévue pour le 6 octobre pour les enseignants et le 8 octobre pour les élèves, la rentrée 2025-2026 s’annonce sous haute vigilance présidentielle. Le président Faye a demandé au gouvernement de veiller scrupuleusement au respect du calendrier scolaire et de garantir un déroulement harmonieux des enseignements sur l’ensemble du territoire.
Il a en particulier insisté sur l’urgence d’accélérer la mise en œuvre du programme national de résorption des abris provisoires, une problématique structurelle que l’État traîne depuis plusieurs décennies. À cette fin, il a appelé à la construction et à l’équipement d’infrastructures scolaires modernes, condition préalable à une éducation de qualité, équitable et inclusive.
Le numérique, les sciences et les langues au cœur des priorités
Le président a également évoqué la nécessité d’une adaptation continue des curricula aux enjeux contemporains. Il a cité l’intégration renforcée de l’informatique, du numérique, des sciences et technologies, ainsi que des langues nationales et étrangères comme des priorités dans la réforme pédagogique à venir.
Une évaluation des examens et des concours est également attendue. Le président a demandé au gouvernement de proposer des modalités nouvelles, fondées sur un consensus national, pour améliorer l’organisation et la crédibilité de ces épreuves.
Frais de scolarité, cantines, régulation : vers un encadrement renforcé
Dans une approche plus sociale, le chef de l’État a instruit les ministres en charge de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle de travailler avec les acteurs des secteurs public et privé pour assurer une régulation optimale des frais d’inscription et de scolarité. Cette mesure vise à réduire les inégalités d’accès à l’éducation.
Par ailleurs, il a appelé à une réflexion approfondie sur le système des cantines scolaires, afin de l’aligner sur les politiques d’action sociale et de solidarité nationale. Une manière d’en faire un levier d’amélioration du bien-être des élèves, en particulier dans les zones rurales ou défavorisées.
À quelques jours de la reprise des cours, le ton est donné : pour le président Faye, l’école est plus qu’une priorité, elle est le socle du projet de transformation nationale.


