Ranérou sous le choc : un Malien interpellé pour apologie du terrorisme au cœur du marché de Nacara

Lesenegalaislibre
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XALIMANEWS: L’arrestation d’un ressortissant malien lors du marché hebdomadaire de Nacara, dans le département de Ranérou, a créé l’émoi au sein de la population locale. A.K. Sidibé, tradipraticien de profession, a été appréhendé par les éléments de la brigade de Lougré Thioly pour apologie du terrorisme, selon les informations rapportées par Libération dans son édition du mardi 9 décembre.

Un téléphone qui révèle un réseau d’influence djihadiste

Les gendarmes, intrigués par son comportement, ont procédé à la fouille de son téléphone. Ils découvrent alors que Sidibé administrait un groupe WhatsApp destiné à relayer et soutenir des contenus pro-djihadistes, notamment liés aux exactions perpétrées au Mali.

Les publications retrouvées glorifiaient les attaques d’organisations armées actives dans la zone sahélienne.

Après une première audition sur place, Sidibé a été immédiatement acheminé à la Section de recherches de Dakar pour approfondissement de l’enquête. Celle-ci a confirmé les premiers soupçons, conduisant à son déferrement au parquet ce lundi.

Une affaire qui rappelle un démantèlement récent

Cette interpellation survient dans un contexte sécuritaire marqué par la montée des campagnes numériques d’influence djihadiste dans la sous-région. En novembre dernier, les enquêteurs de la Section de recherches de Tambacounda avaient déjà mis la main sur Hndebé Key, alias Bara Guillé ou Obama, également de nationalité malienne.

L’enquête avait révélé que Hndebé Key faisait partie d’un vaste réseau chargé de diffuser des vidéos de propagande djihadiste. Plusieurs contenus retrouvés glorifiaient des attaques menées au Sahel. Les investigations avaient aussi établi qu’il était en contact régulier avec Boubou Sow, considéré comme l’un des principaux administrateurs du réseau, basé au Mali.

Les gendarmes avaient alors identifié au moins sept groupes WhatsApp consacrés exclusivement à la diffusion de contenus extrémistes et à la justification des actes de groupes armés sahéliens.

Une menace numérique qui s’étend

L’arrestation de Sidibé confirme l’existence de cellules dispersées, qui utilisent les réseaux sociaux et les messageries privées pour influencer, radicaliser et recruter. Les autorités sénégalaises renforcent ainsi leur dispositif de surveillance afin d’endiguer la propagation de ces messages dangereux, alors que la menace dans la sous-région demeure persistante.

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