Le chroniqueur de Walf TV Yaya Sané, plus connu sous le nom de Pape Sané, a été condamné par le tribunal des flagrants délits de Dakar à trois mois de prison avec sursis et à une amende de 250 000 FCFA, pour diffusion de fausses nouvelles.
Cette affaire découle de ses déclarations faites lors de l’émission Balance du 2 décembre, où il avait affirmé que Sanna Manjang, ancien membre des « Junglers » de Yahya Jammeh — recherché pour meurtres et actes de torture — et arrêté par l’armée sénégalaise, aurait été interrogé par la gendarmerie sur d’éventuels liens avec Ousmane Sonko et le Pastef. Ces propos avaient entraîné son placement en garde à vue pendant trois jours.
À la barre, Pape Sané a reconnu être l’auteur des propos mais a catégoriquement contesté le délit, soutenant que « jusqu’à preuve du contraire, ce qu’il a soutenu est vrai ».
Le représentant du parquet avait requis six mois de prison, dont trois ferme, estimant que les déclarations du chroniqueur relevaient clairement de la diffusion de fausses nouvelles. De leur côté, ses avocats — Mes Iba Mar Diop, Youssoupha Camara, Pape Séne, Amadou Diallo, Djiby Diagne et Michel Mayakor Diouf — ont plaidé la relaxe, accusant le ministère public de fonder son argumentaire sur de simples suppositions.
Finalement, le tribunal a choisi une peine avec sursis, évitant l’incarcération mais maintenant une sanction financière.
Cette décision ravive les débats autour de la liberté d’expression, du rôle des médias et des limites des propos tenus sur les plateaux de télévision.






























