XALIMANEWS: L’affaire Pape Cheikh Diallo, Djiby Dramé et Cie est d’une gravité exceptionnelle et défraie la chronique. La Brigade de Recherches de Keur Massar a mis au jour un réseau présumé impliqué dans l’organisation de rencontres sexuelles à l’échelle nationale, via des groupes WhatsApp, où certains participants étaient informés de leur statut sérologique positif au VIH.
Selon des informations relayées par le journal Libération, ces rencontres auraient été organisées depuis au moins deux ans, réunissant des individus identifiés sous les appellations de “Oubi” et “Yoss”. Les enquêteurs s’intéressent particulièrement à ceux qu’ils qualifient de “ventilateurs”, soupçonnés d’avoir sciemment transmis le virus.
Au centre du dossier figure Cheikh Ahmadou Guèye, hôtelier récemment marié, présenté comme un des organisateurs présumés. Il aurait agi en lien avec El Hadji Dioum, également marié, et qui aurait été informé de son statut de porteur du VIH.
Zale Mbaye, décrit comme membre actif du réseau, aurait reconnu devant les enquêteurs avoir eu plusieurs rapports non protégés, tout en étant conscient de sa séropositivité.
D’autres noms apparaissent dans le dossier, notamment Abdourahmane Cissé (52 ans), présenté comme une figure influente du groupe, interpellé à Saint-Louis et passé aux aveux selon les sources médiatiques. Plusieurs suspects auraient été arrêtés dans le cadre de l’enquête.
Cette affaire soulève de vives préoccupations en matière de santé publique et de responsabilité pénale. La transmission volontaire du VIH constitue une infraction grave au regard du droit sénégalais, pouvant entraîner de lourdes sanctions.
L’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuelles victimes et de déterminer les responsabilités de chacun dans ce dossier sensible.





























