Une affaire pour le moins inquiétante s’est produite à Rufisque où la police a procédé à l’interpellation de deux individus impliqués dans une affaire de vente de viande impropre à la consommation. Les faits se sont déroulés au marché central de la ville et ont conduit à l’ouverture d’une enquête pour plusieurs infractions graves.
Selon un communiqué de la police, la Sûreté urbaine du Commissariat central de Rufisque a arrêté, le 4 mars 2026, deux personnes pour association de malfaiteurs, vente illégale de viande impropre à la consommation et mise en danger de la vie d’autrui.
Une carcasse de mouton jetée dans une poubelle
L’affaire a été révélée à la suite de l’exploitation d’un renseignement opérationnel dans la nuit du 3 au 4 mars 2026. L’informateur signalait qu’un jeune homme aurait vendu de la viande suspecte à un boucher du marché central de Rufisque.
Selon les informations recueillies, tôt dans la matinée du 3 mars, un individu aurait jeté la carcasse d’un mouton de race Ladoum dans une poubelle située en bord de mer, à quelques mètres du marché.
Peu de temps après, un jeune homme serait venu récupérer l’animal abandonné avant de le dépecer sur place.
La viande revendue pour 15 000 francs CFA
Après plusieurs heures d’investigations, les policiers ont réussi à localiser et interpeller le suspect principal dans le quartier Keury Souf.
Lors de son audition, il a reconnu les faits. Il a expliqué aux enquêteurs qu’après avoir vu un inconnu jeter le cadavre du mouton, il avait décidé de récupérer la carcasse. Avec l’aide d’une personne souffrant de déficience mentale, il aurait dépecé l’animal avant de vendre la viande à un boucher pour la somme de 15 000 francs CFA.
Le boucher avoue avoir vendu la viande aux clients
Le boucher impliqué dans cette affaire a également été interpellé par les policiers. Dans un premier temps, il aurait nié les accusations portées contre lui.
Mais face aux éléments de l’enquête et aux déclarations du suspect principal, il a finalement reconnu avoir acheté la viande. Il a également admis l’avoir mélangée à son stock restant avant de la vendre à sa clientèle.
Selon ses déclarations, la totalité de la viande aurait déjà été écoulée sur le marché.
Les suspects placés en garde à vue
Les deux individus ont été placés en garde à vue pour les besoins de l’enquête. Ils devront répondre devant la justice des faits d’association de malfaiteurs, de vente de viande impropre à la consommation et de mise en danger de la vie d’autrui.
Cette affaire relance le débat sur les contrôles sanitaires dans les marchés et les circuits de distribution alimentaire, notamment dans les grandes agglomérations où la sécurité alimentaire demeure un enjeu majeur pour les consommateurs.






























