Viol et actes sexuels entre personnes de même sexe : Mouhamadou Bamba Cissé détaille le renforcement de la loi au Sénégal

Lesenegalaislibre
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XALIMANEWS: Les statistiques judiciaires au Sénégal montrent une progression inquiétante des cas de viol et d’attentat à la pudeur avec violence, passant de 506 cas en 2021 à 623 en 2023, malgré la criminalisation de ces infractions, a indiqué le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Bamba Cissé.

“Selon les statistiques reçues, 506 cas ont été enregistrés en 2021, contre 519 en 2022 et 623 en 2023. Sur ces trois années, les chiffres sont en progression malgré la criminalisation du viol”, a-t-il précisé mercredi, lors de l’examen par l’Assemblée nationale du projet de loi n°05/2026 modifiant l’article 319 du Code pénal sénégalais.

Le projet de loi, adopté à la majorité des députés, comporte plusieurs mesures innovantes, notamment le durcissement des peines pour les auteurs d’actes contre-nature. Ces actes incluent les relations sexuelles entre personnes de même sexe, la zoophilie et la nécrophilie. La réforme prévoit désormais que la peine encourue ne puisse être inférieure à cinq ans, avec la possibilité pour le juge de prononcer jusqu’à dix ans d’emprisonnement, renforçant ainsi le caractère dissuasif de la loi.

Par ailleurs, le ministre a présenté les statistiques de la Direction générale de l’administration pénitentiaire pour 2024 et 2025. En 2024, le Sénégal comptait 37 433 détenus, dont 11 080 pour vol et recel, 7 158 pour infractions liées à la drogue, 1 250 pour vol de bétail et 797 pour viol. En 2025, le nombre de détenus est passé à 41 755, avec 10 703 pour vol et recel, 8 470 pour infractions liées à la drogue, 1 426 pour vol de bétail et 818 personnes en attente de jugement pour des affaires de viol.

Selon Mouhamadou Bamba Cissé, plusieurs personnes impliquées dans des actes contre-nature sont arrêtées en flagrant délit, soit au moment de l’acte, soit lors de sa préparation ou dans des tentatives. La réforme vise donc à renforcer l’effet dissuasif de la législation face à ces comportements, a conclu le ministre.

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