XALIMANEWS: Le récent recrutement d’universitaires sénégalais par l’État guinéen continue de faire réagir au Sénégal. Selon les informations relayées dans la presse, 59 enseignants du supérieur sénégalais ont rejoint la Guinée dans le cadre d’un programme de renforcement des universités guinéennes.
Parmi ces candidats figurent 9 professeurs titulaires, 6 professeurs assimilés, 3 maîtres de conférences, mais aussi des directeurs d’Unités de Formation et de Recherche (UFR) et des responsables d’écoles doctorales. Une fuite de compétences que certains qualifient déjà « d’hémorragie » ou encore « d’exode gris ».
Face à ces départs jugés préoccupants, le ministre sénégalais de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Daouda Ngom, a réagi fermement. Il a adressé une circulaire aux recteurs des universités sénégalaises, leur demandant de fournir immédiatement la liste des enseignants concernés. Une manière, pour lui, de « taper du poing sur la table » afin de comprendre et contenir ce phénomène.
Le professeur Abdou Salam Sall, ancien recteur de l’UCAD, est également monté au créneau. Selon lui, les enseignants-chercheurs en fonction dans les établissements sénégalais n’ont pas le droit d’accepter un autre poste à l’étranger sans avoir préalablement démissionné. Il appelle ainsi à « mettre fin immédiatement » à ces pratiques, « avec toute la brutalité requise






























