XALIMANEWS: Le président de la République Bassirou Diomaye Faye hausse le ton face à la crise qui secoue le secteur des transports routiers. En Conseil des ministres, il a insisté sur l’urgence de bâtir un « pacte durable » entre l’État et les acteurs du secteur, afin de garantir un retour immédiat à la normale après plusieurs jours de paralysie.
Depuis une dizaine de jours, une grève menée par la Fédération des syndicats des transports routiers du Sénégal perturbe fortement la circulation des personnes et des biens, avec des répercussions directes sur l’économie nationale. Le chef de l’État a dénoncé la récurrence de ces mouvements sociaux, appelant à un changement de méthode basé sur le dialogue, l’écoute et le respect des règles.
Dans cette dynamique, Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé son attachement à une gouvernance rigoureuse du secteur. Il a demandé au gouvernement, sous la coordination du Premier ministre, de veiller à l’application effective des recommandations issues des États généraux des transports organisés en 2024.
Le président a également mis l’accent sur la nécessité de renforcer les contrôles routiers et de faire respecter strictement le Code de la route, dans un contexte marqué par de nombreux dysfonctionnements. Parallèlement, il a appelé à accélérer le renouvellement du parc automobile et à améliorer l’efficacité du transport collectif.
Parmi les priorités évoquées figurent le renforcement des capacités de Dakar Dem Dik, ainsi que le développement du Bus Rapid Transit Dakar, sans oublier l’implication accrue des opérateurs privés agréés.
Enfin, le chef de l’État a exigé du ministre des Transports terrestres un rapport détaillé avant fin avril 2026, incluant un calendrier précis pour la transformation du secteur. Il a aussi insisté sur la nécessité d’assurer le bon fonctionnement du Train Express Régional, des Chemins de fer du Sénégal et des Grands trains du Sénégal, dans une logique de développement d’un système de transport multimodal performant.
À travers ces mesures, les autorités cherchent à sortir durablement d’une crise devenue structurelle, et à poser les bases d’un système de transport plus fiable, moderne et inclusif.






























