XALIMANEWS: Dans une déclaration marquée par un ton juridique et institutionnel, Ciré Clédor Ly s’est exprimé sur les arrestations et enquêtes en cours visant certains députés, tout en livrant sa lecture des relations entre les pouvoirs exécutif et législatif au Sénégal.

L’avocat rappelle qu’en l’état actuel du droit sénégalais, aucun député ne peut être convoqué durant une session de l’Assemblée nationale sans l’autorisation préalable de cette institution. Selon lui, toute arrestation ou mise en détention effectuée en violation de ce principe pourrait exposer son auteur à des poursuites pour forfaiture, avec des sanctions pouvant aller jusqu’à la dégradation civique et l’interdiction d’exercer certaines fonctions.
Maître Ly insiste également sur le principe fondamental de l’égalité de tous devant la loi. Il souligne que les magistrats, officiers de police judiciaire, avocats, notaires, experts ou encore membres du gouvernement demeurent des justiciables susceptibles de répondre de leurs actes lorsqu’une infraction est commise dans l’exercice ou à l’occasion de leurs fonctions.
Pour l’avocat, aucun ordre manifestement illégal ne devrait être exécuté dans un État de droit. Il estime que toute détention arbitraire doit faire l’objet de poursuites et de sanctions, appelant les avocats à exercer pleinement leur mission afin de préserver les garanties fondamentales de la justice.
Au-delà de l’aspect judiciaire, Me Ciré Clédor Ly met en garde contre les risques de division et appelle à préserver le rôle et l’autorité de l’Assemblée nationale. Selon lui, une société qui ne garantit ni la justice ni l’égalité devant la loi s’expose à des dérives autoritaires.
Évoquant le contexte politique actuel, il invite les acteurs à éviter aussi bien le négationnisme que l’alarmisme. Il considère que les événements récents peuvent constituer une opportunité de renforcer la démocratie et l’État de droit au Sénégal.
Enfin, l’avocat plaide pour une collaboration étroite entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, estimant qu’une concertation permanente entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif contribuerait à consolider les institutions et à servir l’intérêt de la République.






























