OFNAC : Moustapha Ka promet une institution plus moderne, proche des citoyens et engagée contre la corruption

Lesenegalaislibre
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XALIMANEWS: Le président de l’Office national de lutte contre la corruption (OFNAC), Moustapha Ka, a affirmé mardi à Dakar que l’institution est désormais « moderne, structurée, plus proche du citoyen et orientée vers la détection des risques de corruption », à la faveur des importantes réformes engagées en 2025.

S’exprimant à l’ouverture d’un atelier de formation destiné aux journalistes et communicateurs traditionnels, le magistrat a souligné que l’OFNAC connaît une transformation profonde marquée notamment par la sélection, pour la première fois, des membres de son assemblée sur la base d’appels à candidatures avant leur nomination.

Cette réforme s’est accompagnée de l’adoption de plusieurs textes majeurs relatifs à la déclaration de patrimoine, à la protection des lanceurs d’alerte ainsi qu’à l’accès à l’information. Selon Moustapha Ka, ces avancées consacrent le repositionnement institutionnel de l’OFNAC et renforcent son rôle dans la prévention, la détection et la lutte contre les atteintes à la probité.

Le président de l’OFNAC a insisté sur la nécessité de vulgariser ces nouveaux instruments juridiques afin qu’ils soient compris par les citoyens, estimant qu’ils touchent directement à la transparence dans la gestion des affaires publiques et à la responsabilité collective dans la promotion de la bonne gouvernance.

Moustapha Ka a également plaidé pour un partenariat équilibré avec les médias. Il a rappelé que les journalistes doivent conserver leur liberté d’analyse, d’investigation et d’interpellation, tandis que l’OFNAC doit renforcer ses capacités de communication pour rendre ses missions et ses actions plus accessibles au grand public.

Estimant que la corruption ne peut être combattue uniquement par des mécanismes répressifs, il a appelé à une mobilisation plus large fondée sur la prévention, l’éducation citoyenne, la sensibilisation et la transparence de l’information.

« La réponse à la corruption doit être globale », a-t-il soutenu, soulignant le rôle crucial des médias dans la diffusion d’une information rigoureuse et responsable sur des questions souvent complexes et sensibles.

L’atelier vise ainsi à renforcer la compréhension des nouveaux dispositifs législatifs par les professionnels des médias tout en favorisant un dialogue sur les responsabilités liées au traitement médiatique des questions de corruption et de bonne gouvernance.

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