Le suspect El Hadj Babacar Dioum, présenté comme le cerveau derrière le pseudonyme controversé “Kocc Barma”, a été interpellé après sept années de traque numérique. Il est poursuivi pour des faits graves, notamment la collecte illicite de données personnelles, la détention et la diffusion de contenus pornographiques, l’extorsion de fonds, ainsi que le blanchiment de capitaux.
Déféré lundi au parquet, Dioum nie être l’auteur des agissements de “Kocc Barma”, mais une information judiciaire devrait être prochainement ouverte. Le dossier, selon plusieurs sources judiciaires, est d’une extrême sensibilité, en raison des nombreuses implications liées à la vie privée, à la pédopornographie et au blanchiment.
Le journal L’Observateur note que des éléments matériels — comme de l’argent liquide et des véhicules de luxe — pourraient renforcer les soupçons de blanchiment, tandis que Libération et Source A évoquent un retour de parquet en attendant l’ouverture de l’instruction.
Enseignement supérieur : 500 enseignants-chercheurs bientôt recrutés
Le gouvernement sénégalais annonce un “recrutement exceptionnel” de 500 enseignants-chercheurs dans les universités publiques. Cette opération s’inscrit dans un plan plus large visant l’embauche de 1500 enseignants afin de renforcer le taux d’encadrement pédagogique, actuellement jugé insuffisant.
Selon Le Soleil, ce premier lot devrait permettre de combler une partie du déficit en personnel permanent, un problème récurrent dans les universités sénégalaises où près de 70 % des cours sont assurés par des vacataires, comme le souligne EnQuête.
Ces derniers, souvent sans contrat ni perspectives, espèrent que cette mesure s’accompagnera d’une réforme structurelle durable. Pour le ministre Abdourahmane Diouf, ce recrutement reflète la volonté du gouvernement d’insuffler “transparence, mérite et excellence académique” dans le secteur.
Barthélémy Dias lance une nouvelle coalition contre le pouvoir
Barthélémy Dias, ancien maire de Dakar, n’entend pas rester silencieux après sa révocation. Décidé à contester cette décision, il annonce la création prochaine d’un large front d’opposition, regroupant partis politiques, société civile et activistes. Objectif : dénoncer ce qu’il qualifie de “dérives autoritaires” du régime en place.
“Il est temps de faire face”, a-t-il lancé dans un appel relayé par WalfQuotidien, prévenant d’une intensification des mobilisations dans les prochains jours. Sud Quotidien parle d’un “front inclusif et de rupture”, tandis que Le Quotidien note que l’opposant est “de retour au front”.
Le parti Pastef contre-attaque médiatiquement
Face à cette montée en puissance de l’opposition, Yoor-Yoor rapporte une “offensive médiatique” orchestrée par le parti au pouvoir, le Pastef. Depuis le 10 juillet, les interventions musclées de ses responsables se multiplient dans les médias.
Au menu : ripostes aux critiques visant le Premier ministre Ousmane Sonko, remise en question de certaines décisions judiciaires et appels à un remaniement gouvernemental. Cette stratégie offensive vise à reprendre la main dans un contexte politique tendu.




























