Du 29 au 31 juillet, la sixième Conférence mondiale des présidents de Parlement s’est ouverte à Genève sous l’égide de l’Union interparlementaire (UIP) en partenariat avec les Nations unies. L’événement, qui réunit les chefs de délégation de plus de 115 Parlements membres, entend placer la diplomatie parlementaire au cœur des réponses aux bouleversements géopolitiques contemporains.
Le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, El Malick Ndiaye, a pris part, mardi 29 juillet, à la cérémonie d’ouverture. Il devrait intervenir en séance plénière pour exposer la vision sénégalaise sur des enjeux cruciaux tels que la démocratie, la justice ou encore la paix. Selon les services du Parlement sénégalais, le député prévoit également de participer à plusieurs panels thématiques et d’avoir des échanges bilatéraux avec le secrétaire général de l’UIP, Martin Chungong, ainsi qu’avec d’autres présidents d’assemblées.
Le thème retenu pour cette édition — « Le monde dans la tourmente : coopération parlementaire et multilatéralisme en faveur de la paix, de la justice et de la prospérité pour tous » — s’inscrit dans un contexte mondial marqué par des conflits armés, une instabilité croissante et une érosion des mécanismes multilatéraux. La conférence vise à promouvoir un dialogue parlementaire de haut niveau sur les réponses institutionnelles à ces crises.
Lors de l’ouverture, Tulia Ackson, présidente de l’UIP, a insisté sur l’urgence d’un engagement renforcé des Parlements pour soutenir la paix, la démocratie, la réduction des inégalités et le développement durable. Elle a également souligné les responsabilités parlementaires dans la lutte contre les effets du changement climatique et dans la régulation des avancées technologiques, notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle.
Martin Chungong, secrétaire général de l’organisation, a pour sa part défendu le rôle fondamental de la diplomatie parlementaire pour instaurer la confiance entre États. Il a plaidé pour une action déterminée des Parlements en faveur de l’égalité des sexes et de la lutte contre la violence basée sur le genre, deux piliers essentiels, selon lui, de la gouvernance moderne.
Créée en 2000, cette conférence quinquennale s’est imposée comme une instance de dialogue entre législateurs du monde entier. Pour le Sénégal, elle constitue un espace stratégique de rayonnement diplomatique et de coopération interparlementaire, à un moment où les attentes des citoyens se heurtent aux limites du système international actuel.


