Les quotidiens parus ce mercredi mettent en lumière plusieurs sujets majeurs, au rang desquels les nouveaux défis du secteur de la justice sénégalaise, les orientations attendues du Plan de redressement économique et social (PRES) ainsi que la candidature controversée d’Alassane Ouattara à un quatrième mandat en Côte d’Ivoire.
Une justice « accessible et performante »
À Dakar, le ministère de la Justice a présenté, mardi, sa Lettre de politique sectorielle de développement (LPSD) pour la période 2025-2029. Ce document stratégique, validé lors d’un atelier présidé par le Garde des Sceaux Ousmane Diagne, trace les priorités pour une réforme en profondeur du système judiciaire sénégalais.
Parmi les chantiers annoncés : la modernisation des infrastructures, la lutte contre la surpopulation carcérale, l’accélération des procédures judiciaires, le renforcement des ressources humaines et l’adaptation aux enjeux numériques. Un accent particulier est mis sur la justice des mineurs, avec la mise en place de dispositifs de prévention de la délinquance juvénile.
Cinq programmes prioritaires sont ainsi prévus pour un budget global de 555 milliards de francs CFA, dont 145 milliards pour la justice judiciaire, selon les chiffres avancés par plusieurs journaux. Le ministre Ousmane Diagne souhaite engager son département sur la voie de « l’efficacité et de la dignité humaine » pour les années à venir.
Le PRES, entre ambition sociale et mémoire économique
Autre sujet à la Une : le futur Plan de redressement économique et social, dont la présentation est attendue prochainement par le Premier ministre Ousmane Sonko. L’économiste Madana Kane, ancien directeur général de la Banque islamique du Sénégal, suggère au gouvernement d’éviter les erreurs des précédents plans de relance, notamment celui de Léopold Sédar Senghor à la fin des années 1970, marqué par un échec retentissant.
Kane appelle à des « mesures audacieuses » pour faire face aux défis actuels : pouvoir d’achat, consommation, chômage et croissance. Un retour sur le passé économique du Sénégal rappelle également le Plan Sakho-Loum, lancé en 1995 sous Abdou Diouf, et connu pour ses mesures d’austérité, dont la baisse des salaires dans la fonction publique.
En Côte d’Ivoire, une candidature qui divise
Sur le plan international, la déclaration de candidature d’Alassane Ouattara à l’élection présidentielle ivoirienne du 25 octobre 2025 suscite de vives réactions. À 83 ans, le chef de l’État sortant a officialisé son ambition de briguer un quatrième mandat, mettant fin à des mois de spéculations.
La presse ivoirienne et régionale s’inquiète des tensions que cette candidature pourrait raviver. WalfQuotidien évoque un « séisme politique » et une opposition vent debout, redoutant des troubles électoraux, notamment en raison de la mise à l’écart de figures politiques rivales. Pour Sud Quotidien, Ouattara mise sur « la puissance 4 », alors que l’issue du scrutin demeure incertaine.


