XALIMANEWS: Le député Guy Marius Sagna est monté au créneau suite au limogeage du Directeur général de l’Agence de régulation pharmaceutique (ARP), affirmant avoir alerté le gouvernement sénégalais depuis mars 2025 sur le profil controversé de ce dernier.
Dans une déclaration rendue publique, le parlementaire explique avoir adressé, il y a un an, une question écrite aux autorités, demandant l’annulation de cette nomination. Selon lui, cette alerte intervenait bien avant l’éclatement de l’affaire dite « SOFTCARE ». Il soutient avoir signalé que le DG de l’ARP avait été précédemment épinglé dans une affaire de trafic de médicaments, estimant qu’un tel profil ne devait pas diriger une institution aussi stratégique.
Le député déplore par ailleurs le silence du gouvernement face à sa démarche. « Le gouvernement n’a jamais répondu à ma question écrite. Jamais », insiste-t-il, pointant un manque de considération pour le rôle de contrôle de l’Assemblée nationale. Pour lui, les événements survenus par la suite, notamment le scandale SOFTCARE et d’autres dysfonctionnements au sein de l’ARP, confirment la pertinence de son alerte.
Revenant sur les faits récents, Guy Marius Sagna rappelle avoir de nouveau réclamé, en décembre 2025, le limogeage du responsable aujourd’hui démis de ses fonctions. Il estime que la décision prise par les autorités lui donne raison, tout en regrettant qu’elle soit intervenue tardivement.
Le parlementaire s’est également montré critique à l’égard du ministre de la Santé, dont il dénonce l’absence de réponse à sa question écrite, y voyant une forme de protection ayant contribué à aggraver la situation.
Enfin, le député a réaffirmé son engagement à poursuivre son rôle de veille et de contrôle de l’action gouvernementale, au nom des principes de « Jub, Jubal, Jubbanti ». Il conclut en affirmant que « la rupture est en marche au Sénégal », appelant à tirer toutes les leçons de cette affaire






























