Réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale : l’opposition saisit le Conseil constitutionnel (Communiqué)

Lesenegalaislibre
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XALIMANEWS: Des députés de l’opposition ont annoncé avoir saisi le Conseil constitutionnel afin de contester la décision du Bureau de l’Assemblée nationale portant réintégration d’Ousmane Sonko comme député. Dans un communiqué rendu public, ils estiment que cette décision est contraire à la Constitution et au principe de séparation des pouvoirs.

Selon les signataires, Ousmane Sonko s’était retrouvé en situation d’incompatibilité dès son élection comme député en 2024, en raison de ses fonctions au sein du gouvernement. Ils soutiennent qu’en choisissant de conserver ses responsabilités gouvernementales, il avait de facto renoncé à son mandat parlementaire conformément aux dispositions constitutionnelles et au règlement intérieur alors en vigueur.

Les députés contestataires considèrent que sa réintégration, suivie de son élection à la présidence de l’Assemblée nationale le 26 mai 2026, constitue une violation de la Constitution. Ils affirment que seul le Conseil constitutionnel est habilité à trancher définitivement cette question en sa qualité de garant de la régularité des institutions.

Dans leur communiqué, les élus de l’opposition dénoncent également des difficultés rencontrées pour accéder aux documents qu’ils jugent nécessaires à l’exercice de leur recours. Ils indiquent avoir sollicité, par voie d’huissier, la communication de l’acte de réintégration d’Ousmane Sonko ainsi que du procès-verbal de la séance plénière du 26 mai 2026.

Toujours selon leur version des faits, le secrétaire général et le premier vice-président de l’Assemblée nationale auraient refusé de transmettre ces documents. Les signataires qualifient cette situation d’entrave aux droits des députés et à la transparence du fonctionnement institutionnel.

Les parlementaires appellent ainsi le Conseil constitutionnel à se prononcer sur cette affaire qu’ils considèrent comme majeure pour le respect de l’État de droit. Ils réaffirment leur volonté de poursuivre leur combat par les voies légales et pacifiques, tout en soulignant qu’aucune majorité politique ne saurait, selon eux, se placer au-dessus de la Constitution.

Le recours est porté par plusieurs députés de l’opposition, parmi lesquels Daouda Dia, Aïssata Ousmane Diallo, Abdou Mbow, Anta Babacar Ngom, Thierno Alassane Sall et plusieurs autres élus.

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