XALIMANEWS: La publication du rapport détaillé 2025 du Fonds d’Appui et de Développement de la Presse (FADP) par le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique a relancé le débat sur la transparence dans le secteur médiatique sénégalais.
Selon Le Soleil, plus de 1,09 milliard FCFA ont été alloués aux radios communautaires et à la presse privée. Le rapport, élaboré par le Conseil de gestion avec les acteurs du secteur, précise les montants, les bénéficiaires et les critères d’attribution des aides. Le ministre de la Communication souligne que cette démarche s’inscrit dans le cadre de “l’égalité dans la transparence”, sous l’impulsion du président de la République et du Premier ministre.
Transparence affichée, zones d’ombre dénoncées
Pour Le Témoin, malgré la première publication d’un rapport détaillé sur le FADP, des interrogations persistent. Le journal pointe du doigt l’efficacité réelle du dispositif et le choix des bénéficiaires.
Pendant que l’État affiche sa volonté de transparence, le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) se montre critique. Selon Sud Quotidien, près de 1,9 milliard FCFA ont été distribués à 164 bénéficiaires, mais le conseil qualifie cette répartition de “inique et illégale”, évoquant également le blocage arbitraire des subventions 2024 pour certaines entreprises de presse.
Le CDEPS monte au créneau
Le Quotidien rapporte que le CDEPS dénonce une gestion opaque et discriminatoire du FADP. L’organisation patronale exige la transparence lors d’une conférence de presse prévue ce mercredi, dénonçant les subventions massives au service public et le blocage arbitraire pour le privé.
La publication du FADP 2025 relance ainsi le débat sur la redistribution des aides à la presse, entre modernisation des procédures et défi pour une réelle égalité entre acteurs publics et privés.






























