Abdoulaye Wade : « Je ne pensais pas arriver à 100 ans », ses révélations après son centenaire

Lesenegalaislibre
3 Min Read

XALIMANEWS: Au lendemain des célébrations marquant ses 100 ans, Me Abdoulaye Wade est sorti de son silence pour adresser un message empreint d’émotion et de reconnaissance aux Sénégalais, aux Africains et à tous ceux qui lui ont témoigné leur affection à l’occasion de son centenaire.

Dans une déclaration diffusée sur la RTS, l’ancien chef de l’État a exprimé sa profonde gratitude face aux nombreux hommages reçus. « Sénégalaises et Sénégalais, je voudrais aujourd’hui vous parler parce que parmi ceux qui m’envoient des lettres pour mes cent ans, beaucoup sont mes enfants ou mes petits-enfants », a déclaré le fondateur du Parti démocratique sénégalais (PDS).

Visiblement touché par les témoignages recueillis lors de cet anniversaire historique, le « pape du Sopi » a confié avoir vécu un moment exceptionnel. « J’ai entendu les messages de personnes qui m’avaient quitté et qui sont revenues d’elles-mêmes pour témoigner de ce que j’ai fait. Chacun a mis en avant l’aspect qui l’a le plus marqué », a-t-il souligné.

Fidèle à sa discrétion lorsqu’il s’agit de dresser le bilan de son propre parcours, Me Wade a indiqué préférer laisser les autres parler de son héritage politique. « Je n’aime pas trop parler de ce que j’ai réalisé pendant mes douze années à la tête du Sénégal. Je préfère laisser les autres le faire », a-t-il affirmé.

L’ancien président a également reconnu qu’il n’imaginait pas atteindre un jour le cap symbolique des 100 ans. « Je ne pensais pas arriver à cet âge. Mais je suis encore là », a-t-il lancé avec humilité, avant d’adresser ses remerciements à l’ensemble des Sénégalais, des non-Sénégalais et des Africains qu’il considère comme « ses enfants et ses petits-enfants ».

Me Abdoulaye Wade a aussi salué la présence du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, venu lui rendre hommage en personne, accompagné de membres du gouvernement et de plusieurs collaborateurs.

Pour conclure son message, l’ancien chef de l’État a renoué avec l’un des slogans les plus emblématiques de son magistère. Un appel au travail qu’il considère toujours comme la clé du progrès. « Travailler, encore travailler, toujours travailler », a-t-il martelé, estimant que ce message demeure valable pour toute la jeunesse africaine. « L’essentiel de la vie, c’est le travail », a conclu le centenaire.

Share This Article